Linculturation est une réalité très complexe qui nous ramène pour l’essentiel à l’événement de l’incarnation de Jésus et qui, aujourd’hui, se prolonge par l’évangélisation. C’est-à-dire la mise en lien entre l’avènement de Jésus, son accueil par nous et son impact dans notre vie et notre culture. Cela revient à Quon ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées Pascal, Pensées, Laf. 688, Br. 323. Consignes pour la préparation du TD : Quelle est l’aporie que pointe Pascal dans ce texte concernant la nature du « moi » ? Laproblématique d'ensemble que pose ce texte est celle de la définition même du moi (ego), en tant que sujet ou personne. Pascal, qui notera ailleurs que "le moi est haïssable", s'interroge ici sur ce qui peut en constituer l'essence, voire même si cette essence ne serait pas inaccessible à la conscience de soi et du soi des autres. Jedirais que le moi est bienta conscience, le maître des décisions qui mets en relations le ça et le surmoi Le ça represente tes désirs, tes pulsions, ton intuition, tes envies mêmes inconscientes. Qui ne sont pas mauvaises mais juste toi Le Surmoi represente ta raison, tes peurs, tes interdits, ce que l on t a appris depuis l enfance. Et le moi est celui qui décide Quon ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n'aime personne que pour des qualités empruntées. Pascal, Pensées , (Lafuma,688 - Estce différent d'un intellectuel par exemple ? Quand Pascal dit; " toute la dignité de l'homme est de penser", c'est a coup sur une pensée de penseur. Pour moi c'est un type psychologique bien particulier, il peut y avoir des penseurs brillants et d'autres plus modestes, tout comme il peut y av 8Vdbroz. Évangéliaire ouvert un Dimanche de Pâques. Par Marie-Josée Poiré, liturgiste, membre du comité d’orientation de la revue Vivre et célébrer. Elle est aussi membre du conseil de la Societas Liturgica. À la fin de l’été 1993, je travaillais avec un groupe d’étudiantes et d’étudiants de l’Institut de pastorale de Montréal sur les rapports entre liturgie et justice sociale. Alors que je tentais de leur expliquer ma compréhension de leur articulation dans leur commun enracinement dans le mystère pascal1, je fus interrompue par un participant – un animateur de pastorale très engagé – qui me lança Mystère pascal, mystère pascal … Tu parles de cela depuis tout à l’heure. Mais quel rapport la mort et la résurrection du Christ ont-elles avec ma vie à moi, aujourd’hui ? » J’ai interrompu là mon argumentation pour amorcer un dialogue avec le groupe. Cet échange m’a permis de constater que si, pour la plupart, la mort-résurrection du Christ est un fait fondateur de la foi chrétienne et de l’Église, ce fait n’en demeure pas moins du passé, avec peu ou pas de conséquences reconnues dans leur vie spirituelle personnelle et leur engagement. L’expression mystère pascal n’est pas qu’un concept théologique abstrait. Quand nous l’utilisons, nous parlons de la mort et de la résurrection du Christ, de son entrée dans la gloire et du don de l’Esprit qui leur est consécutif. Nous disons également que cet événement unique – qui est aussi, nous le verrons ci-dessous, un unique événement – d’il y a 2 000 ans nous concerne aujourd’hui. 25 ans après mon échange avec les étudiants de l’Institut de pastorale, près de 100 ans après les travaux fondateurs de Dom Odon Casel, plus de 70 ans après la publication du livre marquant de Louis Bouyer2, Le mystère pascal, plus de 50 ans après Vatican II, la place du mystère pascal, une des redécouvertes théologiques et spirituelles marquantes du XXe siècle, a peut-être encore à être reconnue dans la vie et l’expérience des chrétiennes et des chrétiens. Qu’est-ce que le mystère pascal ? » C’est ainsi qu’en 1961, 10 ans après la réforme de la Veillée pascale par Pie XII, moment clef du Mouvement liturgique du XXe siècle, et deux ans avant la promulgation de Sacrosanctum Concilium, le Père Aimon-Marie Roguet3 intitulait une communication à une session du Centre de pastorale liturgique français aujourd’hui SNPLS, de même qu’un article paru dans La Maison-Dieu. Il y présentait ainsi la structure » du mystère pascal[4] Article I. C’est la mort qui est en situation. Article II. La vie jaillit de la mort. Article III. C’est là l’œuvre de Dieu. Ces trois éléments de la structure, indissociables, se réalisent aux trois niveaux du mystère pascal Pâque des Hébreux, Pâque du Christ, Pâque des chrétiens5 ». La Pâque du Christ continue; elle se parfait chaque jour. Elle ne sera achevée que lorsque le nombre des élus sera complet, lorsque le corps du Christ aura atteint sa stature parfaite. Ceci est important à faire comprendre aux fidèles la Nuit pascale, avec ses baptêmes et ses renouvellements, n’est pas une commémoration stérile. Elle fait progresser, si l’on peut dire, la Pâque du Christ total[6]. Le Père Roguet rappelait la conviction fondatrice de l’Église, qui traverse les écrits apostoliques et patristiques Christ est mort et ressuscité pour l’humanité, pour nous faire passer avec lui de la mort à la vie. La mort du Christ est un exode, une traversée, un passage, préfigurée dans l’exode du peuple d’Israël, et qui annonce et accomplit le passage de toute l’humanité dans sa mort et sa résurrection. Une autre dimension du mystère pascal est peut-être plus difficile à saisir pour les chrétiennes et chrétiens du XXIe siècle. Les textes anciens qui nous sont parvenus nous apprennent que, lorsque les premières célébrations annuelles de Pâques ont été vécues, le Triduum pascal n’existait pas. Selon les Églises, Pâques était célébrée sur une journée ou deux, en fonction du moment où commençait le jeûne précédant la Veillée pascale. Cette Veillée pascale était célébrée durant la nuit du samedi au dimanche et le jeûne en faisant intégralement partie. Ce jeûne était le premier temps de la Pâque, du passage des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. La Veillée se faisait pendant la nuit – et non pas à 19 ou 20 heures… – et consistait à écouter des textes de la parole de Dieu et à prier; elle s’achevait par la liturgie eucharistique et faisait passer du jeûne à la fête. Au moins dès le début du IIIe siècle, la fête inaugurée par Pâques a duré une période de 50 jours, appelée Pentecostè, la cinquantaine pascale. Le mystère pascal est donc vécu et compris – compris parce que vécu – comme le mystère total du Christ agonie et passion – mort – résurrection – retour glorieux au Père – don de l’Esprit. Le don de l’Esprit est une composante intégrale du mystère pascal selon le Nouveau Testament et la Tradition, le don de l’Esprit accomplit la promesse du Fils; il actualise », met au présent pour nous, aujourd’hui, le mystère pascal. L’Esprit du Ressuscité vit en nous, il est la vie de Dieu qui vit en nous, qui circule entre Dieu et nous. Les communautés chrétiennes des premiers siècles sont plus à même de saisir, à cause de cette célébration unique, que Pâques n’est pas une commémoration historique voulant évoquer les derniers jours de la vie terrestre du Christ. Elles peuvent comprendre et vivre Pâques d’abord et avant tout comme un dynamisme, comme l’exprime bien Dom Jean Gaillard Pâques, ce n’est pas simplement la passion et la résurrection, comme deux actes successifs. Non, Pâques est le passage de l’un à l’autre, le mouvement, l’unité dynamique de l’un et l’autre moment de ce mystère indivisible. C’est le mystère du Seigneur passant de ce monde au Père, de la vie mortelle à la vie glorieuse, par le chemin de la passion et de la mort sanglante sur la croix, et faisant passer son Église avec lui auprès du Père, en lui donnant naissance par ce passage même, faisant passer l’humanité pécheresse, qu’il sauve dans cet acte même, de la mort du péché à la vie de la grâce, de l’esclavage de Satan à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Ainsi, la fête chrétienne de Pâque n’est pas seulement la commémoration de deux événements successifs, même ordonnés l’un à l’autre, la passion du Christ et sa résurrection. Elle est, en toute vérité et essentiellement, un mouvement, un passage, un dynamisme spirituel, puisqu’elle est la célébration liturgique de cet acte sauveur, par lequel le Seigneur Jésus-Christ passant de ce monde au Père, mourant pour ressusciter et pour donner la vie aux hommes par sa mort, fait passer avec lui son Église dans le royaume de la vie immortelle7. Donc, qu’est-ce que le mystère pascal ? Dans une situation de mort, Dieu agit pour faire passer le peuple d’Israël, son Fils premier-né et nous-mêmes de la mort à la vie. Mystère du passage du Christ qui nous entraîne avec lui de la mort à la vie, dynamisme, mouvement, le mystère pascal célébré dans l’action liturgique insère celles et ceux qui célèbrent aujourd’hui dans l’événement même dont fait mémoire la célébration. Vatican II et le mystère pascal8 Dans Sacrosanctum Concilium9, le mystère pascal est au centre de la première partie du chapitre 1, où l’on développe les principes généraux pour la restauration et le progrès de la liturgie » et la nature de la liturgie et son importance pour la vie de l’Église » 5. L’œuvre du salut accomplie par le Christ […] Cette œuvre de la rédemption des hommes et de la parfaite glorification de Dieu, à quoi avaient préludé les grandes œuvres divines dans le peuple de l’Ancien Testament, le Christ Seigneur l’a accomplie principalement par le mystère pascal de sa bienheureuse passion, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension; mystère pascal par lequel en mourant il a détruit notre mort, et en ressuscitant il a restauré la vie10 ». Car c’est du côté du Christ endormi sur la croix qu’est né l’admirable sacrement de l’Église tout entière11 ». 6. L’œuvre du salut continuée par l’Église se réalise dans la liturgie C’est pourquoi, de même que le Christ fut envoyé par le Père, ainsi lui-même envoya ses apôtres, remplis de l’Esprit Saint, non seulement pour que, prêchant l’Évangile à toute créature[12], ils annoncent que le Fils de Dieu, par sa mort et sa résurrection, nous a délivrés du pouvoir de Satan[13] ainsi que de la mort, et nous a transférés dans le royaume de son Père, mais aussi afin qu’ils exercent cette œuvre de salut qu’ils annonçaient, par le sacrifice et les sacrements autour desquels gravite toute la vie liturgique. C’est ainsi que par le baptême les hommes sont greffés sur le mystère pascal du Christ morts avec lui, ensevelis avec lui, ressuscités avec lui[14]; ils reçoivent l’esprit d’adoption des fils dans lequel nous crions Abba Père » Rm 8,15, et ils deviennent ainsi ces vrais adorateurs que cherche le Père15. Semblablement, chaque fois qu’ils mangent la Cène du Seigneur, ils annoncent sa mort jusqu’à ce qu’il vienne16. Greffés sur le mystère pascal du Christ par le baptême … » – En mourant, le Christ détruit notre mort; en ressuscitant, il nous fait vivre de sa vie, une vie nouvelle de Ressuscité, par l’Esprit. Par l’initiation chrétienne et la vie sacramentelle, nous sommes greffés sur le mystère pascal du Christ la vie du Christ circule en nous et la nôtre en lui; nous devenons membres du corps du Christ. Le mystère pascal est une constituante vitale – une greffe permet souvent de trouver un nouveau souffle ou même de revivre – de notre identité comme femmes et hommes sauvés par le Christ. On pourrait dire qu’il fait partie de l’ADN de l’identité du chrétien, de la chrétienne Le mystère pascal est l’événement qui nous fait qui nous sommes[17]. » La constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et Spes s’appuie aussi sur le mystère pascal dans sa réflexion sur le Christ, homme nouveau ». Le chrétien, devenu conforme à l’image du Christ, premier-né d’une multitude de frères, reçoit les prémices de l’Esprit et est associé au mystère pascal[18] ; cette participation au mystère pascal est offerte à tous les hommes de bonne volonté » En effet, puisque le Christ est mort pour tous19 et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal20. Finalement, le décret sur l’activité missionnaire de l’Église Ad Gentes, dans le numéro 14 consacré au catéchuménat et à l’initiation chrétienne – paragraphe repris dans le numéro 1 des Notes doctrinales et pastorales communes à tous les rituels de l’initiation chrétienne – synthétise l’effet de l’expérience pascale pour tous les baptisés-chrismés-eucharistiés » Ensuite, délivrés de la puissance des ténèbres cf. Col. 1,13[21], par les sacrements de l’initiation chrétienne, morts avec le Christ, ensevelis avec lui et ressuscités avec lui cf. Rm. 6,4-11; Col 2, 12-13; 1 P 3,21-22; Mc 16,16, ils reçoivent l’Esprit d’adoption des enfants cf. 1 Th 3,5-7; Ac 8,14-17 et célèbrent avec tout le peuple de Dieu le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur. Le mystère pascal pour nous aujourd’hui Le mystère pascal est une réalité actuelle. Bien sûr, il se vit et s’expérimente dans l’action liturgique et sacramentelle où l’assemblée célèbre la présence et l’action reconnues de Dieu, Père, Fils et Esprit, le mystère pascal agissant en elle comme dans les fidèles. Mais celles et ceux qui proclament leur foi en cette présence et en cette action sont aussi invités à en reconnaître les signes aujourd’hui dans leur vie. Le baptême, l’eucharistie font participer à cette Pâque au plan sacramentel »; cependant, au plan existentiel, cela est toujours à poursuivre[22] ». Les baptisés expérimentent au quotidien le déjà là » et le pas encore » chers aux théologiens dans le Christ, ils sont déjà pleinement sauvés, mais ils ont à vivre au quotidien ce passage dans leur existence personnelle, familiale, professionnelle, spirituelle. Ce qui a été amorcé dans l’initiation chrétienne et est vécu dans l’action liturgique et sacramentelle se poursuit dans toutes les dimensions de leur vie que le Christ fait entrer, par le don de l’Esprit, dans la vie de Dieu. Jean-Marie-Roger Tillard, théologien canadien expert au concile Vatican II, le présentait ainsi, en s’appuyant sur Augustin d’Hippone il y a deux mouvements, du Christ aux fidèles » et des fidèles au Christ ce sont les deux faces inséparables de l’œuvre de l’Esprit ». Car les fidèles passent » dans le Christ avec leurs cris de peine et de souffrance pour la foi » qui deviennent ceux du Christ, leurs racines humaines et leurs solidarités qui deviennent celles du Christ, leurs joies et leurs victoires qui deviennent celles du Christ, leurs espoirs et leurs échecs qui deviennent ceux du Christ. Et le Christ passe » dans les fidèles avec sa Croix qui devient celle de ses membres, sa victoire et sa Résurrection qui deviennent celles de ses membres, son œuvre de réconciliation qui devient celle de ses membres, son Esprit Saint qui devient celui de ses membres, sa communion au Père qui devient celle de ses membres[23]. Il s’agit donc de reconnaître que les expériences de mort et de résurrection que nous vivons s’inscrivent dans le dynamisme de la mort et de la résurrection du Christ. Quelles sont ces expériences de passage de la mort à la vie? Cela peut être l’expérience de la mort d’un être cher et du long travail du deuil qui est souvent une renaissance; l’épreuve de la maladie vécue personnellement ou en accompagnant un proche dans les étapes de son parcours. Plusieurs personnes qui les subissent parlent de la dépression ou du burn-out comme d’expériences pascales. La perte d’un emploi, une séparation ou un divorce, événements éminemment douloureux, peuvent être occasions d’une nouvelle naissance. Le départ des enfants de la maison et la remise en question du couple qui s’ensuit peuvent faire passer à une vie nouvelle. Et il y a les passages, les remises en question fondamentales qui provoquent des virages existentiels radicaux retour aux études, émigration, décision de tout laisser pour s’engager dans un projet de coopération, etc. Mais pour qu’on puisse parler de tout cela comme d’expériences pascales, au moins une condition est requise la déprise de notre toute-puissance imaginaire, la reconnaissance que nous ne pouvons nous donner à nous-mêmes de vivre ces passages de la mort à la vie c’est là le don, l’œuvre de Dieu », Père, Fils et Esprit voir ci-dessus le troisième article du mystère pascal selon le Père Roguet. C’est donc toujours la Pâque du Christ, dans ses divers et indissociables aspects de mort, de résurrection et de don de l’Esprit, qui, à la manière d’une pompe aspirante et refoulante, constitue le cœur de la vie chrétienne. Ainsi, la vie du Ressuscité irrigue, par la force de l’Esprit, l’ensemble de l’existence humaine et la sanctifie; celle-ci devient alors, dans sa banale quotidienneté, un culte spirituel » ou un sacrifice saint et vivant » de louange à la gloire de Dieu Rm 12,1[24]. Il s’agit de vivre en état de passage. Vivre en état de passage pour naître, aujourd’hui, à la vie de Dieu passage du contrôle à l’abandon; passage de la suffisance à la reconnaissance du manque; passage de la fermeture à l’ouverture; passage du repli au déploiement; passage de l’inertie à la marche et au mouvement; passage de la peur à la confiance; passage du sommeil à l’éveil et à la veille; passage de la haine à l’amour; passage de la mort à la vie. Il s’agit de vivre et de reconnaître les passages de Dieu dans nos vies et de nous-mêmes dans la vie de Dieu, passages où nous naissons sans cesse à la vie d’enfants de Dieu à laquelle nous sommes appelés Et, jour après jour […] nous avons découvert ce vers quoi Jésus Christ nous invite. C’est à naître. Notre identité d’hommes va de naissance en naissance, et de naissance en naissance, nous allons bien finir, nous-mêmes, par mettre au monde cet enfant de Dieu que nous sommes[25]. Cet article est paru au printemps 2018 dans la Revue de pastorale liturgique et sacramentelle Vivre et célébrer. Cette revue est proposée par l’Office national de liturgie de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Vivre et célébrer Vivre et célébrer est une revue de réflexion et de formation à l’expérience liturgique et sacramentelle. Elle s’adresse aux responsables, aux intervenants et intervenantes en liturgie et à toutes les personnes qui souhaitent intégrer l’expérience liturgique et sacramentelle à leur engagement ecclésial et social. Chaque numéro comporte un dossier thématique, des fiches sur des pratiques liturgiques, des chroniques, des documents et des informations émanant de diverses instances ecclésiales. — [1] Voir Marie-Josée Poiré, De l’autel de l’eucharistie à l’autel des pauvres le mystère pascal en tension », Liturgie, foi et culture, n° 172, 2002, p. 3-9. [2] Louis Bouyer, Le mystère pascal, Paris, Cerf, coll. Lex Orandi, nº 4, 1945, 472 p. 5e édition revue et augmentée, 1960, 478 p.. Cette dernière édition a été republiée récemment Louis Bouyer, Le mystère pascal, Paris, Cerf, coll. Bibliothèque du Cerf, 2009, 480 p. [3] Voir Vivre et célébrer, n° 213, 2013, p. 23. [4] Aimon-Marie Roguet, Qu’est-ce que le mystère pascal? », La Maison-Dieu, nº 67, 1961/3, p. 5-22. Cet élément spécifique se situe aux pages 14 à 17. [5] Ibid., p. 15. [6] Ibid., p. 17. [7] Dom Jean Gaillard, Le mystère pascal dans le renouveau liturgique. Essai de bilan doctrinal », La Maison-Dieu, nº 67, 1961/3, p. 41-42. [8] Voici un rapide survol des mentions et évocations du mystère pascal dans quelques documents conciliaires. Dans la constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum Concilium SC, on le retrouve aux numéros 5-6, 61, 102, 104, 106, 107 et 109. La constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium ne le mentionne pas explicitement, mais utilise souvent le concept de mystère, entre autres pour parler du mystère du Christ. La constitution dogmatique sur la révélation divine Dei Verbum évoque le mystère de notre salut no 15 et le mystère du Christ no 24 mais ne parle pas du mystère pascal. La constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et Spes nomme le mystère pascal à quelques reprises nos 4, 5 et 38. Les citations de Vatican II qu’on retrouve ci-dessous sont extraites de Concile œcuménique Vatican II. Constitutions. Décrets. Déclarations, Paris, Centurion, 1967, 1012 p. [9] Dans les numéros 5 et 6 cités ci-dessous, les italiques sont de l’auteure. [10] Note 12 de SC Préface de Pâques, dans le Missel romain. [11] Note 13 de SC Cf. Saint Augustin, Enarr. in Ps. CXXXVIII, 2 CChr., XL. Turnhout 1956, p. 1991, et oraison suivant la 2e leçon du Samedi saint, dans le Missel romain, avant la réforme de la Semaine sainte. [12] Note 14 de SC Cf. Mc 16,15. [13] Note 15 de SC Cf. Ac 26,18. [14] Note 16 de SC Cf. Rm 6,4; Ep 2,6; Col 3,1; 2 Tm 2,11. [15] Note 17 de SC Cf. Jn 4,23. [16] Note 17 de SC Cf. 1 Co 11,26. [17] Traduction de l’auteure de Joyce Ann Zimmerman, Liturgy of the Hours. Toward Parish Implementation, Ohio, Institute for Liturgical Ministry at Maria Stein Center, 1992, p. 27. [18] Cf. GS, no 22, paragraphe 4. [19] Note 32 de Gaudium et Spes Cf. Rm 8,32. [20] GS, no 22, paragraphe 5. [21] Note 33 de Ad Gentes Sur la libération de l’esclavage du démon et des ténèbres dans l’Évangile cf. Mt 12,28; Jn 8,44; 12, 31 cf. 1 Jn 3, 8; Ep 2, 1-2. – Dans la liturgie du baptême cf. le Rituel romain. [22] Louis-Marie Chauvet, Au cœur de la vie et des sacrements, le mystère pascal », p. 127, dans Centre national de pastorale liturgique de Louis-Michel Renier, Exultet. Encyclopédie pratique de la liturgie, Paris, Bayard, 2000, 377 p. [23] Jean-Marie-Roger Tillard, Chair du Christ, Chair de l’Église. Aux sources de l’ecclésiologie de communion, Paris, Cerf, coll. Cogitatio Fidei, no 168, 1992, p. 75-76. [24] Louis-Marie Chauvet, op. cit., p. 129. [25] Christian de Chergé, L’invincible espérance, textes réunis par Bruno Chenu, Paris, Bayard/Centurion, 1997, p. 294; cité d’après la page consultée le 13 février 2013. Saint Luc nous décrit ta vie comme une longue marche vers Jérusalem. C’est là que tu termineras ta mission sur terre ; C’est de là que tu retourneras au Père, En entraînant après toi tout le peuple de Dieu. Moi aussi, je suis en route vers la nouvelle Jérusalem, Le ciel nouveau, la terre nouvelle, où la mort ne sera plus Ap 21, Vers cette maison paternelle où tu nous prépares une place Jn 14,3. Mais est-ce que j’y pense ? Est-ce là le vrai but de ma vie ? Ou est-ce que je ne reste pas dans mes soucis terrestres seulement ? Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Toi, Seigneur, tu es tout donné à la mission que le Père t’a confiée. Tu retournes vers lui, mais en accomplissant le travail qu’il te demande. Aux gens que tu rencontres, dans les villes et les villages que tu traverses, Tu annonces la Bonne Nouvelle. Tu dis à tous l’amour du Père Et tu les invites à accueillir, à répondre à cet amour… Et moi ? Est-ce que ma vie est un appel pour les autres, Une prédication vivante » pour leur indiquer la vraie route, Les amener vers toi, le seul chemin qui conduit au but de la vie ? Est-ce que je les aide à se poser les vraies questions ? N’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? Tu ne réponds pas à cette demande. Mais tu ramènes tes auditeurs sur la question essentielle, La question qui nous concerne tous et de très près Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ! Tu nous dis Ne perdez pas votre temps dans les discussions inutiles, Poursuivez votre marche. Le but est proposé à tous, mais il faut que chacun fasse l’effort de te suivre… Or, ce n’est pas sur l’autoroute de la facilité que tu nous emmènes, C’est sur le rude sentier de l’amour… C’est par la porte étroite de l’oubli de soi, du don de soi, qu’il faut entrer. Aide-moi, Seigneur, à me débarrasser de tout ce qui m’encombre, De tout qui retarde ma marche à ta suite ! Débarrasse-moi de moi Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non, car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus. Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme? Et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? Car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Qu’on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées. » Blaise PASCAL, Pensées, 1670, édition Brunschvicg, fragment 323. n n Ce fragment 323 des Pensées constitue sans doute l’un des textes les plus troublants de la métaphysique occidentale. Pascal y aborde la question du “moi”. Cette notion est universellement invoquée pour désigner ce qui fait l’identité et la singularité de la personne humaine. Et de fait, chacun y recourt familièrement avec la certitude qu’elle renvoie à une réalité permanente et stable, à la manière d’un noyau substantiel et indestructible. Mais quelle part de vérité se trouve contenue dans cette représentation ? Étrangement, à mesure que Pascal progresse dans son analyse, les certitudes concernant le moi s’affaissent les unes après les autres. Et ceci est d’autant plus dérangeant que l’analyse s’aventure dans une direction inattendue la question de ce rapport privilégié à autrui qu’est l’amour. Qui aime-t-on vraiment lorsque nous aimons ? En quelques lignes, Pascal nous entraine dans un abîme de perplexité et nous pose cette question le moi est-il réalité ou illusion ? “Qu’est-ce que le moi ?” La question “Qu’est-ce que le moi ?“ est la question philosophique par excellence depuis Socrate, puisqu’elle porte sur l’essence, sur ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est qu’est-ce que le beau ? La vertu ? Le courage ? Il est à noter que cette question ne se confond pas avec la question d’ordre psychologique qui pourrait se formuler ainsi “qui suis-je ?“. Elle n’appelle pas l’auteur ou le lecteur à s’interroger sur lui-même, à se livrer à une introspection, mais à définir l’essence de ce que l’on appelle le “moi”. Or, précisément, cette définition, pour être valable, doit être universelle. Il s’agit donc de produire le concept de cette “réalité” que l’on appelle le “moi”. Mais comment procéder à une telle analyse ? Classiquement, pour atteindre l’essence d’une chose ou d’un être, on procède par élimination on dépasse les apparences, les qualités extérieures, pour atteindre l’essence, le noyau substantiel. C’est précisément la démarche suivie par Pascal au début du texte. Le moi comme objet du regard Pour parvenir à une définition du moi », Pascal envisage une situation concrète celle d’un homme qui se met à la fenêtre pour regarder les passants dans la rue. Le recours à ce genre de situation impersonnelle ne peut que surprendre, car comment pourrait-on saisir le “moi” d’une personne en la voyant passer dans la rue? Et pourtant, par effet de contraste, Pascal nous renforce dans une certaine idée de ce qu’est le “moi” une sorte de noyau substantiel qui demeure caché, invisible et donc inobservable de l’extérieur. C’est pourquoi la réponse à la question ne nous surprend guère “Non, car il ne pense pas à moi en particulier.” En effet, comment ce qu’il y a de plus intime et de plus personnel pourrait-il être aperçu dans la plus impersonnelle des situations une personne au milieu de la foule ? Le moi comme objet d’amour Pascal va donc poser le problème d’une autre manière, en recourant cette fois à la situation de l’amour. De fait, il semble bien qu’une telle solution puisse nous permettre d’atteindre ce que nous cherchons. C’est en tout cas une certitude universellement admise aimer quelqu’un, c’est bien entendu l’aimer “pour lui-même”, pour son “moi”. On remarquera au passage qu’à travers ces deux hypothèses, Pascal vient de balayer l’éventail de toutes les relations humaines possibles de la plus impersonnelle à la plus personnelle qui soit. Or, contre toute attente, au fil de son investigation, Pascal parvient à chaque fois à une conclusion négative concernant le moi et l’amour. Sans cesse, le moi nous échappe. S’agissant du moi, l’expérience nous apprend que la vérole peut ravager un visage sans détruire la personne ; de même, la mémoire, l’humour, la bonté peuvent s’altérer au fil du temps… Ces qualités ne constituent donc pas le moi “puisqu’elles peuvent disparaître sans tuer la personne”. La personne demeure toujours la même; les fondements de son identité n’en sont pas ébranlés, même si sa personnalité s’en trouve affectée. Par conséquent, le moi, par essence, n’est» ni beau, ni intelligent, ni bon, ni spirituel. Comment se fait-il donc que, en dépit des changements qui surviennent, une personne puisse demeurer la même ? Précisément, la notion du moi est supposée résoudre ce paradoxe de la permanence dans le changement, de l’identité de l’être dans la multiplicité de ses manifestations. En outre, l’analyse de Pascal se hasarde du côté de l’amour. Qu’aimons-nous vraiment lorsque nous aimons quelqu’un son “moi” ou seulement des qualités ? Lorsque ses qualités viennent à disparaître, que reste-t-il de notre amour? Sur cette question, la réponse de Pascal se révèle déroutante. Car nous croyons que l’amour nous permet d’accéder au moi de la personne aimée et, d’autre part, nous nous plaisons à établir des distinctions entre les formes de l’amour. Ainsi, selon que l’amour porte sur l’aspect physique ou sur l’aspect moral de la personne, nous disons qu’il est superficiel et inconstant ou, à l’inverse, profond, durable et authentique. Mais voilà Pascal nous montre que, dans les deux cas, les qualités sont “périssables” et qu’elles ne “font pas le moi” puisque le moi est supposé demeurer identique, permanent, stable. Par conséquent, aimer une personne pour ses qualités physiques ou morales, ce n’est jamais l’aimer pour elle-même, mais seulement pour des qualités transitoires, périssables. Pour les mêmes raisons, il n’est peut-être pas plus superficiel d’aimer quelqu’un pour ses qualités physiques qu’il n’est profond de l’aimer pour des qualités morales puisque, dans les deux cas, les qualités sont changeantes, périssables et qu’elles ne “font pas le moi”. Toujours, l’identité de la personne d’autrui nous échappe! Pascal suggère donc ici que, si une personne peut perdre telle ou telle qualité du corps ou de l’esprit, c’est peut-être que l’amour repose sur une illusion lorsqu’il prétend élire et rencontrer son objet. Là encore, l’expérience des choses humaines semble corroborer l’analyse de Pascal nous aimons louer les qualités de la personne aimée, les célébrer comme les causes de notre amour. Mais lorsque l’amour vient à disparaître, nous ne percevons plus ces mêmes qualités. Mais alors, qu’avons-nous cru aimer jusqu’ici ? La personne pour elle-même ou seulement des qualités ? Impasse et dilemme Les analyses précédentes ont ruiné l’illusion de l’amour et nous ont conduit dans une impasse nous n’avons pas trouvé le moi. C’est pourquoi Pascal se demande “Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme ?” Pascal ne pose plus la question “Qu’est-ce que le moi ?”, mais la question “Où est le moi ?”. Le changement de direction est extraordinaire ! La première question portait sur l’essence du moi et semblait en admettre l’existence car on ne cherche pas la définition d’une chose qui n’existe pas. La seconde, en revanche, porte sur l’existence du moi si nous n’avons pu le trouver, c’est peut-être parce qu’il n’existe pas!… Mais cette impasse nous conduit également à un dilemme, c’est-à-dire à un choix crucial mais impossible à faire. Car de deux choses l’une ou bien le moi existe, ou bien il n’existe pas. S’il existe, il demeure inaccessible, inconnaissable. Dans ce cas, nous ne pouvons aimer que “des qualités périssables qui ne font pas le moi “. Donc, nous ratons le “moi”. Inversement, si le moi n’existe pas, comment peut-on aimer quelqu’un “pour lui-même”. Pourrait-on aimer “la substance de l’âme abstraitement”, indépendamment de ses qualités se demande Pascal? Pourrait-on aimer quelqu’un en faisant abstraction de ses qualités ? Cette hypothèse semble peu crédible en effet. Il faut noter que Pascal semble ici se moquer de la chose pensante » dont Descartes nous dit qu’elle constitue à la fois le sujet et l’objet de la pensée. Dans le cogito, le sujet qui se découvre par la pensée ne saisit pas son identité personnelle ni les aspects de sa personnalité ni les méandres de son histoire, mais seulement la puissance de penser qui est en lui. En d’autres termes, l’intuition fulgurante du cogito ergo sum » ne révèle pas un sujet singulier et concret, mais un sujet universel abstrait. Précisément, une chose pensante, c’est-à-dire un esprit, un entendement ou une raison ». Toute personne s’avisant de reconduire cette expérience de pensée parviendrait au même résultat à l’origine de l’acte de penser, de douter, il y a nécessairement un esprit. Le penseur se découvre dans l’activité même de la pensée, en tant que sujet du verbe penser », mais non en tant que sujet unique et singulier. Injustice Mais le propos de Pascal va plus loin. Il voit bien qu’il paraît difficile d’aimer quelqu’un abstraitement. Cela semble non seulement impossible, mais encore cela serait injuste. Impossible, car ce sont précisément les qualités de la personne sa beauté, sa gentillesse, sa bonté, son intelligence, son humanité… qui nous poussent à l’aimer. On n’aime jamais “l’âme d’une personne abstraitement, et indépendamment de ses qualités”. En outre, cela serait injuste, car aimer quelqu’un sans prendre en considération ses qualités, cela reviendrait à aimer, par exemple, de la même façon un homme bon et un homme mauvais. Or, le principe même de la justice consiste à traiter les autres en fonction de leurs mérites personnels. Amour humain et amour chrétien Comme nous l’avons déjà dit, l’amour humain ne peut naître que sur la considération des qualités de l’être aimé. Or, seul le précepte de l’amour chrétien peut nous enjoindre d’aimer autrui sans considérer ses qualités singulières et particulières femme honnête ou adultère, prostituée, bon samaritain, percepteur véreux ou humble charpentier, tous sont enfants de Dieu. Tu aimeras ton prochain comme toi-même» autrement dit, tu aimeras autrui non pas en raison de telle ou telle qualité, mais en raison de son statut générique, en tant qu’il est ton semblable. L’amour chrétien constitue-t-il le modèle de tout amour véritable? Dans un ouvrage qui avait pour but de faire l’apologie de la religion chrétienne, la remarque a son importance… Lire la suite de l’article, publiée le 23 octobre Professeur agrégé de philosophie, Daniel Guillon-Legeay a enseigné la philosophie en lycée durant vingt-cinq années en lycée. Il tient le blog Chemins de Philosophie. Suivre sur Twitter dguillonlegeay 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID sIn8diGr1NvLhofCg2icLRkydieqbljNnMMNoEXnbWWAi3cHCvrHFg== Qu’est-ce que le moi ?Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants ; si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier ; mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on, moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’âme ? et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées. »

pascal qu est ce que le moi