Lechâteau de ma mère - guarda film completo Gratis, STREAMING FILM ITALIANO COMPLETO. Le château de ma mère - RapidGator, Torrent, The Pirate Bay. Le château de ma mère - Film ITA HD DVDrip Alta Qualita download. Le château de ma mère - putlockerHD DVDrip Alta Qualita. Lechateau.de.ma.mère.1990.中法双语字幕.HR-HDTV.AC3.1024X576.x264-,视频,百度网盘,专业网盘搜索引擎-网盘007为您带来最佳网盘搜索体验 Jofroi" de Marcel Pagnol. Cinéma (poche). Collection Fortunio. Devise : EUR. Euro (EUR) Pound (GBP) English. Français; English; English GB; Mon compte. Mon compte ; Mes envies; checkout ; Se connecter ; Appelez-nous : 01 47 61 04 26. E-mail : commande@marcel-pagnol.com. Shopping cart 0 item items 0,00 € (vide) Aucun produit. Serviceproposé par. Le Château de ma mère. De Yves Robert. Avec Julien Ciamaca , Philippe Caubère , Nathalie Roussel. à partir de 10 ans. L'adolescence de Marcel, sa découverte de l'amour Dansle château familial, le médecin retrouve son oncle Lindval, la bonne Maria et le souvenir de sa mère disparue. Près d'un torrent, il fait découvrir à son épouse le rocher appelé « Escalier du dernier vœu », destination untorrent. une scie. une scierie. un stock. le flot. une ruée. furieux----euse . impuissant. balayer. se précipiter. écumer. courir. assister. auprès. D T L. Je peux accorder (masculin, singulier, féminin, pluriel). Je peux conjuguer à l’imparfait, au passé simple. Je peux donner la définition de ces mots . et. les placer dans une phrase. 12 - Impatience - Le jour du Jpr3. Guide de la visite du quartier de La Treille. Dessin extrait du livre Camoins-les-Bains » de l’Abbé Agnel de 1903. Accueil Provence 7 Marseille 11ème Guide de la visite du quartier La Treille, à Marseille 13011 situation, nature, histoire, monuments, bonnes adresses, vie pratique…. Un village plein de charme lié à Marcel Pagnol Voisin des communes d’Allauch et d’Aubagne, le quartier-village de La Treille a les atouts des villages perchés orientés plein sud et relativement protégé des effets directs du Mistral. Le nom de la Treille est connu par les romans de Marcel Pagnol. Vous n’allez pas me dire que vous allez à La Treille ? » Nous traversons le village, dit mon père, mais nous allons encore plus loin. » Mais après La Treille il n’y a plus rien ! » Si, dit mon père, il y a Les Bellons. » Marcel Pagnol La famille Pagnol avait acquis la célèbre Bastide Neuve, située aux limites de La Treille, sur la commune d’Allauch. La Treille intervient dans plusieurs circonstances dans les Souvenirs d’Enfance de Marcel Pagnol. La famille traversait la Treille pour se rendre à la Bastide Neuve. Plusieurs scènes décrivent la place et l’église de la Treille, notamment l’épisode de la chasse aux bartavelles. L’église tient une place particulière compte-tenu de l’anticléricalisme du père de Marcel Pagnol, instituteur pénétré de valeurs laïques républicaines. Son opposition » au curé a des dimensions qui évoquent Don Camillo et Peppone dans l’œuvre de l’humoriste, écrivain, journaliste et dessinateur italien Giovannino Guareschi. Les collines Garlaban, Tête Ronde, Grotte du Gros Hibou… qui surplombent la Treille servent de décor aux aventures du jeune Marcel Pagnol et de son ami Lili des Bellons. La Treille dans le 11ème Arrondissement de Marseille Le 11ème arrondissement est composé de 11 quartiers. Les Accates, La Barasse, Les Camoins, Eoures. La Millière, La Pomme, St-Marcel, St Menet. La Treille. La Valbarelle, La Valentine, Ces 11 quartiers représentent 29,86 km2. Code postal. 13011. Population. 2006. 828 habitants. 2012. 821 habitants. Altitude moyenne. 170 m. Coordonnées. N 43° 18′ 50″ E 5° 30′ 44″ Situation de La Treille Marseille 11ème La Treille est à l’extrémité Est de la commune de Marseille. Quartiers limitrophes ou proches de La Treille Les Accates. Les Camoins. La Valentine. Communes limitrophes ou proches de La Treille Allauch Aubagne Distances de La Treille Environ 13 km depuis le Vieux-Port de Marseille. Accès à La Treille Marseille 11ème Depuis Les Camoins par La route de la Treille. Depuis Allauch par l’étroit et escarpé Chemin Léonce Chassen. Bus ligne 12. Lien avec le centre ville terminus au métro Timone. Ligne 10 des Bus de l’Agglo. Lien avec Aubagne. Histoire de La Treille Marseille 11ème Le village prend le nom de l’un de ses propriétaires, ce qui est commun en Provence. A l’origine de la Treille on trouve des familles venues de Ligurie, en Italie. Pierre Paul arrive de Pieve di Teco en Ligurie qui portait alors le nom de La Chane. En 1475, Pierre Paul se marie à Aubagne avec Catherine Sicard probablement un second mariage . Il arrive avec ses 2 fils Claude et Jean. Jean se remarie en 1495 avec ligure, Baptistine Straparel, originaire de Porto Maurizio, sur la côte, et veuve d’un autre ligure Jean Durbec… La famille reçoit le surnom de la Treille. 1486. 2 janvier. Un acte mentionne une terre de Guilhem Paul dit La Treille. 1506. 12 novembre. Un autre acte fait mention de la terre de Johannis Paul alias de la Treilla. 1636. Le nom de Treille est définitivement acquis. On lui rajoute un qualificatif Treille de Carporières, d’après le nom du ruisseau qui coule au pied de la colline. 1710 ou 1720. Construction de l’église. 1720. La Treille est préservée de la grande peste. 1793 – 1794. Pendant la Terreur, l’église est saccagée et souillée. 1795. L’église est concédée à Pierre Durbec pour un bail de neuf ans. De la Révolution à 1832. La Treille est réunie aux Camoins. 1843. La paroisse de la Treille est reconnue. 1904. En raison de la santé fragile d’Augustine Pagnol, Joseph, son mari, décide de louer une villa dans la colline, juste au bord d’un désert de garrigue qui va d’Aubagne jusqu’à Aix ». C’est la Bastide neuve, au hameau des Bellons à la sortie du village de la Treille Marseille 11e sur la commune d’Allauch. C’est le temps des Souvenirs d’enfance du Château de ma mère La Buzine, des promenades dans les collines et des amis de la Treille… 1910. Le 16 juin. Augustine Pagnol meurt, à l’âge de 36 ans, d’un coup de froid ayant aggravé sa fragilité pulmonaire. Marcel Pagnol a 15 ans. Augustine est inhumée au cimetière Saint-Pierre puis à La Treille. v. 1935. Marcel Pagnol loue la villa, la Pascaline, où il aime écrire. Marcel Pagnol y tourne quelques scènes de ses tout premiers films, notamment Cigalon. La Treille inspire à Marcel Pagnol le village des Bastides blanches qui fait partie de son diptyque L’eau des collines. Depuis, on appelle » fontaine de Manon » la fontaine présente sur la placette qui jouxte l’église Saint-Dominique. 1957. Marcel Pagnol écrit La Gloire de mon père Souvenirs d’enfance I. Pastorelly. 1957. Marcel Pagnol écrit Le Château de ma mère Souvenirs d’enfance II. Pastorelly. 1959. Marcel Pagnol écrit Le Temps des secrets Souvenirs d’enfance III. Pastorelly. 1963. Marcel Pagnol écrit L’Eau des collines. 2 parties Jean de Florette et Manon des sources. Éditions de Provence. 1974. Le 18 avril, Marcel Pagnol disparaît à l’âge de 79 ans. Marcel Pagnol est enterré au cimetière de La Treille, au pied du village, avec Augustine, sa mère, et Estelle, sa fille. Plusieurs autres membres de la famille Pagnol sont enterrés dans ce cimetière. 2016. 26 août. Jacqueline Pagnol est enterrée à La Treille. Monuments, bâtiments et activités de La Treille Marseille 11ème Une chose a toujours étonné les historiens et les archéologues on n’a pas trouvé de trace de poste d’observation, de remparts, de forteresse, de seigneurs… alors que le site est situé sur un promontoire. Une explication poétique les habitants ont toujours été paisibles et hospitaliers. Une considération géopolitique. La position de La Treille n’est pas stratégique puisqu’elle est en bordure sud d’un grand désert » avec assez peu d’eau et peu de ressources naturelles végétales ou minérales majeures. Eglise Saint-Dominique © Verlinden Eglise Saint-Dominique 1, place Maurice Thouvenin. 1710. Construction. Dédiée à saint Symphorien. 1832. L’église est dédiée à saint Dominique. Témoin des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Beau porche. Clocher à étages construit sur un narthex ajouré accolé à la façade. Statues de la Vierge, de saint Dominique et de saint Antoine l’Ermite. Auteur d’environ 19 m. 2 cloches; Maître-autel orné de précieux onyx. Chaire et banc des marguilliers. Fontaine dite De Manon ». Le Cercle Saint-Dominique laissé à l’abandon sur une jolie placette, avec, il y a encore peu pas mal de charme avec son bar, ses joueurs de pétanque et son mur peint des amis de Pagnol… La superbe orangerie appartenant à la famille Durbec enjolivait l’entrée du village. Sur une hauteur se situait le château de Montereau. Le cimetière de La Treille où sont enterrés Marcel Pagnol, sa mère Augustine, sa fille Estelle et son épouse Jacqueline Pagnol 26 août 2016. A noter Un centre de formation professionnelle pour adultes CFA est installé à l’écart du village. Bonnes adresses à La Treille Marseille 11ème Voir articles Bonnes adresses à la Treille – Guide des Restaurants de La Treille – Restaurants de Marseille 11ème. Hôtel l’Eau des Collines. 2 étoiles. 45 route de La Treille. 13011. Marseille. Tél. +33 04 91 43 06 00 Email leaudescollines Vie quotidienne à La Treille Marseille 11ème Mairie 11&12e. Tél. 04 91 14 62 40. Allo Mairie. 0810 813 813 Samu. 15 Pompiers. 18 SOS Médecins. 04 91 52 91 52. Commissariat du 11e. 04 91 18 22 50. Office National des Forêts. 04 42 82 18 85 RTM Info. 04 91 91 92 10 Sécurité Gaz. 04 91 08 08 08 Sécurité Eau. 04 91 83 16 15 La Nature à La Treille Le paysage des collines formé par le massif du Garlaban sur les communes de Marseille – La Treille, d’Allauch et d’Aubagne. Le Garlaban. La Tête-Rouge. Le Ruissatel. Les vallons du Vallat, de Lambourgoux ou de Lambourges au fond duquel coule le ruisseau de Carpourières. Ce ruisseau est alimenté par la source dite Fontaine du Pérou dou Peyrooù ou Font du chaudron au quartier de La Martelène. Le ravin des Escaupres Leïs Eiscaupro. On y trouve des marmites de géants creusées par un torrent. Le Vallon Etroit. A droite de la Treille. La Baume – Sourne Baumo – Sournó. Elle est située sur le territoire d’Allauch. Son nom signifie grotte obscure. Grotte spacieuse et profonde. Stalactites. Une branche du canal de Marseille passe au pied de La Treille. Il semble toutefois que cette section du canal ne soit pas celle évoquée par Marcel Pagnol dans ses romans. Le Canal-Mère passe à l’Est de la Treille. La campagne de La Treille rassemble des espèces variées de papillons. La Treille et le Cinéma Plusieurs films évoquent la vie de Marcel Pagnol autour de la Treille. Les images n’ont pas toutes été tournées sur place mais on y voit plusieurs beaux paysages des hauteurs de la Treille et d’Allauch. 1986. Manon des Sources. Claude Berri. Avec Yves Montand, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart. 1990. La Gloire de mon père. Yves Robert. 1990. Le Château de ma mère. Yves Robert. Célébrités liées à La Treille Marseille 11ème Famille Pagnol. Marcel Pagnol. Jacqueline Pagnol. Livres liés à La Treille à visiter 1903. Camoins-les-Bains et ses environs. Un coin pittoresque de la Provence. Abbé Auguste Agnel. Editions Jeanne Laffitte 2001. 1878. La Banlieue de Marseille. Alfred Saurel. Editions Jeanne Laffitte. Articles liés à La Treille Cliquer sur une image-lien pour afficher l’article correspondant. Due to a planned power outage on Friday, 1/14, between 8am-1pm PST, some services may be impacted. Item Preview texts Le Château de ma mère 100 pages 19 cmFull ed. originally published, Monte Carlo Éditions Pastorelly, 1958 NotesTorn text on back cover. Access-restricted-item true Addeddate 2021-11-10 161032 Associated-names Pagnol, Marcel, 1895-1974. Château de ma mère. Adaptations Boxid IA40280312 Camera Sony Alpha-A6300 Control Collection_set printdisabled External-identifier urnoclcrecord1285646085 urnlcplechateaudemamer0000unselcpdff04de231-9e24-4f2f-aa7a-6e7dcf295ad8 Foldoutcount 0 Identifier lechateaudemamer0000unse Identifier-ark ark/13960/t5bd6tg97 Invoice 1652 Isbn 071952847X9780719528477312599320297831259932048205069158978820506915287429775099788742977507900127305X9789001273057 comment Reviews There are no reviews yet. Be the first one to write a review. 15 Previews DOWNLOAD OPTIONS No suitable files to display here. 14 day loan required to access PDF files. IN COLLECTIONS Uploaded by on November 5, 2021 SIMILAR ITEMS based on metadata ©Bamboo Édition 2016 Scotto/Tanco Album créé dans la bedetheque le 03/11/2016 Dernière modification le 20/03/2022 à 1105 par BDGest 2. Le Château de ma Mère Une BD de et Morgann Tanco chez Bamboo Édition Grand Angle - 2016 11/2016 02 novembre 2016 76 pages 978-2-8189-4034-1 Grand format 291689 La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines. Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons. Une nouvelle aventure s’offre à lui celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des Souvenirs d’enfance » de Pagnol. Note des lecteurs Currently 1 2 3 4 5 6 Note 10 votes Détails des 3 éditions La Série Tome 1 Tome 2 Tome 3 Tome 4 Les petites annonces 2. Le Château de ma Mère PHILGUZZ Comme neuf 2. Le Château de ma Mère PHILGUZZ Comme neuf 2. Le Château de ma Mère xof 24 Bon état Poster un avis sur cet album L'avis des visiteurs Toutes les éditions de cet album ©Bamboo Édition 2016 Scotto/Tanco 2 . Le Château de ma Mère Identifiant 291689 Scénario Scotto, Serge Stoffel, Éric Dessin Tanco, Morgann Couleurs Cordurié, Sandrine Adapté de Pagnol, Marcel Dépot légal 11/2016 Parution le 02/11/2016 Estimation non coté Editeur Bamboo Édition Collection Grand Angle Format Grand format ISBN 978-2-8189-4034-1 Planches 76 Poids 825 g Autres infos Créé le 03/11/2016 modifié le 20/03/2022 1105 Info édition Indiqué "PREMIÈRE ÉDITION" ©Bamboo Édition 2022 Scotto/Tanco 2a . Le château de ma mère Identifiant 445510 Scénario Scotto, Serge Scotto, Serge Dessin Tanco, Morgann Couleurs Cordurié, Sandrine Dépot légal 03/2022 Parution le 02/03/2022 Estimation non coté Editeur Bamboo Édition Collection Grand Angle Format Grand format ISBN 978-2-8189-9218-0 Planches 96 Poids 798 g Autres infos Créé le 20/03/2022 modifié le 20/03/2022 1106 ©France Loisirs 2019 Stoffel/Tanco 2FL . Le Château de ma Mère Identifiant 371369 Scénario Stoffel, Éric Scotto, Serge Dessin Tanco, Morgann Couleurs Cordurié, Sandrine Adapté de Pagnol, Marcel Dépot légal 01/2019 Estimation non coté Editeur France Loisirs Format Grand format ISBN 978-2-298-14767-4 Planches 76 Poids 825 g Autres infos Créé le 26/07/2019 modifié le 20/03/2022 1105 Info édition Supplément de 5 pages en fin d'album. CHAPITRE V Plus Manfred réfléchît ſur la conduite du Moine, plus il ſe perſuada que Jérôme favorisoit les amours d’Iſabelle & de Théodore. Mais l’orgueil de Jérôme, qui s’accordoit ſi peu avec la douceur qu’il avoit témoignée par le paſſé, fut pour lui un nouveau ſujet de crainte. Le Prince ſonpçonna qu’il étoit d’intelligence avec Frédéric, d’autant plus que l’arrivée de Théodore s’étoit directement rencontrée avec celle du Prince. La reſſemblance de Théodore avec le portrait d’Alphonſe, l’allarmoit. Il ſavoit que ce dernier étoit mort ſans enfans. Frédéric avoit conſenti à lui donner Iſabelle. Ces contradiclions lui caufoient mille inquiétudes. Il ne voyoit que deux moyens de ſe tirer de ces difficultés. L’un étoit de réſigner ſes États au Marquis. L’orgueil, l’ambition, la foi qu’il ajoutoit à d’anciennes Prophéties, qui lui promettoient de les tranſmettre à ſes deſcendans, combattoient cette penſée. L’autre étoit de preſſer ſon mariage avec Iſabelle. Après avoir long-temps réfléchi là-deſſus, comme il s’en retournoit au Château avec Hippolite, il découvrit à cette Princeſſe ſes inquiétudes, & employa les argumens les plus plauſibles pour l’y faire conſentir, & pour l’engager à hâter ſon divorce. Il n’eut pas beſoin de beaucoup d’efforts pour la faire acquieſcer à ſes volontés. Elle tâcha de l’engager à réſigner ſes États ; mais voyant qu’elle ne pouvoit y réuſſir, elle l’aſſura que ſi ſa conſcicnce le lui permettoit, elle ne s’oppoſoit point à ſon divorce, mais qu’elle ne le preſſeroit jamais. Cette réponſe fit renaître les eſpérances de Manfred. Il ne douta point, étant auſſi riche & auſſi puiffant qu’il l’étoit, d’engager la Cour de Rome à ſe prêter à ſes vues ; & dans cette idée, il propoſa à Frédéric de faire un voyage dans cette Capitale. Le Prince avoit témoigné tant de paſſion pour Mathilde, que Manfred ſe flatta d’obtenir de lui ce qu’il voudroit, en ménageant ſes entrevues avec fa fille, ſelon que le Marquis ſe prêteroit à ſes vues. C’étoit même beaucoup pour lui d’éloigner le Marquis, parce que ſon abfence lui fourniſſbit les moyens de pourvoir à ſa ſureté, mieux qu’il ne l’avoit fait par le paſſé. Il renvoya Hippolite dans ſon appartement, & ſe rendit dans celui du Marquis. Comme il traverſoit la grande ſalle, il rencontra Blanche ſur fon chemin. Il ſavoit qu’elle étoit de la confidence des Princeſſes, & il réſolut de la fonder ſur le ſujet d’Iſabelle & de Théodore. Il la prit à part dans l’embraſure d’une fenêtre ; & après lui avoir fait quantité de promeſſes, il lui demanda à quel point en étoient les amours d’Iſabelle. Je n’en ſais rien, Monſeigneur, lui dit-elle... Oui, la pauvre fille, elle eſt fort en peine pour ſon père ; mais je lui ai dit qu’il guériroit de ſes bleſſures votre Alteſſe ne le penſe-t-elle pas de même ? Je ne vous demande point, reprit Manfred, ce qu’elle penſe de ſon père ; mais vous ſavez ſes ſecrets venez, ſoyez bonne fille, & dites-moi, y a-t-il quelque jeune homme... Ah ! vous m’entendez... Dieu me béniſſe ! Non, je ne vous entends point du tout je lui ai indiqué quelques herbes vulnéraires, & lui ai dit de le laiſſer repoſer... Il n’eſt point queſtion de ſon père, reprit le Prince d’un ton d’impatience je ſais qu’il ſe porte bien... Dieu ſoit béni, j’en ſuis ravie. Car, quoique je ne ſois pas bien aiſe que ma Maîtreſe ſe déſeſpère... Il me paroît que ſon Alteſſe eſt rêveuſe, & a quelque choſe... Je me ſouviens que lorſque le jeune Ferdinand fut bleſſé par les Vénitiens... Tu t’écartes du point, lui dit Manfred tiens, voilà une bague qui fixera peut-être ton attention je n’en reſterai pas là... Viens, dis-moi la vérité ; dans quel état eſt le cœur d’Iſabelle ? Fort bien, & il me paroît que votre Alteſſe ſe porte bien auſſî, reprit Blanche... Croyez... mais puis-je lui confier un ſecret ? Si jamais vous le révéliez... Non, non, je ne veux point vous le dire. Je n’en dirai mot, s’écria Manfred. Jurez-moi par la Vierge, car ſi l’on découvroit jamais que je vous l’ai révélé... Qu’importe, il faut dire la vérité... Je ne crois pas qu’Iſabelle ait jamais beaucoup aimé le Prince votre fils... cependant c’étoit un brave jeune homme, comme chacun le ſait... Je crois que ſi j’avois été Princeſſe... Mais, bon Dieu ! la Princeſſe Mathilde m’attend, elle ne ſaura ce que je ſuis devenue... Reſte, lui dit Manfred, tu n’as pas encore répondu à ce que je t’ai demandé. N’as-tu jamais fait quelque meſſage pour elle ? n’as-tu point porté de lettres ? Moi, Monſeigneur ! s’écria Blanche ; moi porter des lettres ! je ne le ferois pas pour la Reine. Je ſuis pauvre, mais je penſe que votre Alteſſe n’ignore point que je ſuis honnête fille... N’avez-vous pas oui parler de l’offre que me fit le Comte de Marſigly, lorsqu’il faiſoit l’amour à ma maîtreſſe Mathilde ? Je n’ai pas le temps, lui dit Manfred, d’écouter tes contes. Je ne doute point de ta vertu mais ton devoir t’oblige à ne me rien cacher. Combien y a-t-il de temps qu’Ifabelle connoît Théodore ? Vous ſavez tout, reprit Blanche... Ce n’eſt pas, au reſte, que j’en ſois inſtruite... Théodore eſt un jeune homme très-aimable, & Mathilde dit qu’il eft tout le portrait du bon Alphonſe votre Alteſſe ne l’a-t-elle pas remarqué ? Oui, oui... non... Tu me tourmentes, lui dit Manfred. Où ſe font-ils vus ? depuis quand ſe connoiſſent-ils ? Qui ? ma maîtreſſe Mathilde ? reprit Blanche. Non, non, Mathilde Iſabelle ; depuis quand connoît-elle Théodore ? Vierge Marie ! s’écria Blanche, comment puis-je le ſavoir ? Tu le ſais, lui dit Manfred, & je veux le ſavoir. Je le ſai, Monſeigneur ? Votre Alteſſe ſeroit-elle jalouſe du jeune Théodore ?... Jaloux ! non, non. Pourquoi ſerois-je jaloux ?... Peut-être les marierois-je enſemble ... ſi j’étois sûr qu’Iſabelle n’eût point de répugnance... De la répugnance ! non, je vous en aſſure, dit Blanche ; c’eſt le jeune homme le plus aimable qui ait jamais marché ſur terre de Chrétien nous l’aimons tous, & il n’y a perſonne dans le Château qui ne voulût l’avoir pour notre Prince... J’entends, lorſqu’il plaira au Ciel de retirer votre Alteſſe Oui ! s’écria Manfred, il eſt déjà ſi avancé ! Ah ! maudit ſoit le Frère !.. Mais je n’ai pas de temps à perdre... Retournez, Blanche, allez joindre Iſabelle, mais ne lui dites pas un mot de ce qui vient de ſe paſſer. Tâchez de pénétrer quels ſont ſes ſentimens pour Théodore donnez-m’en avis, & je vous promets une ſeconde bague. Attendez-moi au bas de l’eſcalier ; je vais rendre viſite au Marquis, & je vous parlerai plus au long à mon retour. Manfred, après avoir entretenu Frédéric de différentes choſes vagues, le pria de renvoyer les deux Chevaliers qui lui tenoient compagnie, diſant qu’il avoit une affaire importante à lui communiquer. Dès qu’ils furent ſeuls, il commença adroitement à le ſonder ſur le ſujet de Mathilde ; & le voyant diſpoſé à l’épouſer, il lui fit entrevoir les difficultés qu’ils auroient à célébrer ce mariage, à moins... Comme il achevait ces mots, Blanche entra dans la chambre, le regard égaré, & la frayeur peinte ſur le viſage. Ah ! Monſeigneur, Monfeigneur, s’écria-t-elle, nous ſommes tous perdus ! il eſt revenu ! il eſt revenu ! Qui ? lui demanda Mantred. Oh ! le Géant ! le Géant !... Soutenez-moi, je ne ſais phis où j’en ſuis. Je ne veux point coucher au Château cette nuit ; où irai-je ? j’enverrai quérir mes hardes demain matin. Ah ! que n’ai-je épouſé Franciſque ! Ah ! maudite ambition ! Qui eſt-ce qui vous a effrayée ? jeune femme, lui dit le Marquis vous êtes en sûreté ici ; ne craignez rien. Hélas ! votre Alteſſe a trop de bontés pour moi, reprit Blanche, mais je n’oſe... Non, laiſſez-moi aller, je vous en prie... j’aime mieux perdre toutes mes nippes, que de reſter une heure ici. Va-t’en, lui dit Manfred, tu extravagues. Ne nous interromps point, nous ſommes en affaires... Monſeigneur, cette fille eſt ſujette aux vapeurs... Viens avec moi, Blanche... Oh ! les Saints ! non, reprit Blanche... il vient aſſurément avertir votre Alteſſe ; autrement pourquoi me ſeroit-il apparu ? Je prie Dieu matin & ſoir... Ah ! ſi votre Alteſſe a cru Diego ! c’eſt le même qui a vu le pied dans la chambre de la galerie... Le Père Jérôme nous a ſouvent dit que la Prophétie s’accompliroit un de ces jours. Tu radotes, Blanche, lui dit Manfred tout tranſporté de colère ; va-t-en, & garde - toi bien de faire ces contes à mes gens. Quoi ! Monſeigneur, s’écria t-elle, croyez-vous que je n’aye rien vu ? Allez-vous-en vous-même au bas du grand eſcalier... je l’ai vu auſſi ſurement que je ſuis ici. Qu’avez-vous vu, jeune fille ? lui dit Frédéric ; dites-le-nous. Votre Alteſſe, dit Manfred, peut-elle s’amuſer à écouter les contes d’une fille qui a la tête remplie d’apparitions, & qui eſt aſſez ſimple pour y ajouter foi ? Il y a en ceci quelque choſe de plus que de l’imagination, lui dit le Marquis ; ſa frayeur eſt trop grande & trop naturelle. Dites-nous, la belle fille, qui vous a ainſi effrayée ? Oui, Monſeigneur, je remercie votre Grandeur... je crois que je ſuis pâle ; je ſerai beaucoup mieux lorſque je me ſerai un peu remiſe... J’allois chez la Princeſſe Iſabelle, ainſi de votre Alteſſe me l’a ordonné… Nous n’avons pas beſoin des circon’tances, lui dit Manfred. Puiſque ſon Alteſſe le veut, continuez mais abrégez votre conte. Bon Dieu ! pourquoi m’empêcher de parler ? reprit Blanche... Je crains juſqu’à l’ombre de mes cheveux... je ſuis sûre que de ma vie... Oui, j’allois, comme j’ai dit, par l’ordre de votre Alteſſe, dans l’appartement d’Iſabelle elle loge dans la chambre qui eſt à droite de ſ’eſcalier. Lors donc que j’arrivai au grand eſcalier... je regardois ſon Alteſſe que voilà… Quelle patience ! s’écria Manfred ; cette pécore n’achevera-t-elle jamais ? Qu’importe-t-il au Marquis de ſavoir que je t’ai donné une bagatelle pour te récompenſer des ſervices que tu rends à ma fille ? Dis-nous ce que tu as vu ? Je dirai donc à votre Alteſſe, ſi elle veut me le permettre... comme je frottois ma bague... je n’avois pas encore monté trois marches, que j’ai entendu le bruit de l’armure... Oui, c’étoit le même que Diego entendit lorſque le Géant le chaſſa de la chambre de la galerie... Que veut-elle dire, Monſeigneur ? reprit le Marquis. Votre Château eſt-il donc habité par des Géants & des Fantômes ? Monſeigneur, votre Alteſſe n’a-t-elle pas oui parler du Géant qui eſt dans le chambre de la galerie ? s’écria Blanche. Je ſuis ſurpriſe que le Prince ne vous en ait rien dit... Peut-être ne ſavez-vous pas qu’il y a une Prophétie... Voilà qui eſt inſupportable, reprit Manfred. Renvoyons cette fille, Monſeigneur, nous avons des affaires plus importantes à diſcuter Avec votre permiſſion, lui dit Frédéric, ce ne ſont pas là des bagatelles l’épée monſtrueuſe que j’ai trouvée dans le bois, le caſque qui eſt dans votre cour... ſont-ce là des viſions de cette pauvre fille ?... Jacques le penſe ainſi, n’en déplaiſe à votre Grandeur, reprit Blanche. Il dit que cette Lune ne paſſera pas ſans qu’on voie quelque révolution étrange. Pour moi, je ne ſerois point ſurpriſe qu’elle arrivât demain ; car, comme j’allois le dire, lorſque j’ai oui le bruit de l’armure, une ſueur froide m’a pris par tout le corps... J’ai regardé, &, ſi votre Grandeur veut me croire, j’ai vu ſur la baluſtrade qui eſt au haut du grand eſcalier, une main armée, plus groſſe... plus groſſe qu’aucune que j’aye jamais vu de ma vie... j’ai penſé m’évanouir... j’ai couru ici de toutes mes forces... Plût à Dieu que je fuſſes hors du Château ! La Princeſſe Mathilde m’a dit hier matin que ſon Alteſſe Hippolite en ſavoit quelque choſe... Vous êtes une inſolente, lui dit Manfred. Seigneur Marquis, je ſoupçonne qu’on ne joue cette ſcène que pour m’inſulter. Mes domeſtiques ſont-ils donc gagés pour faire courir des bruits injurieux à mon honneur ? Pourſuivez vos droits en homme de cœur, ou bien terminons nos différends par les mariages que je vous ai propoſés mais, croyez-moi, il ne convient point à un Prince de votre rang de vous ſervir de pareils mercenaires... Je me ris de vos ſoupçons, lui dit Frédéric je n’ai jamais vu de ma vie cette jeune Demoiſelle je ne lui ai point donné de bague... Monſeigneur, Monſeigneur, votre conſcience, vos crimes vous accuſent, & vous voulez en faire retomber le ſoupçon ſur moi ?... Gardez votre fille, & ne penſez plus à Iſabelle la main du Ciel eſt déjà appeſantie ſur votre maiſon, & Dieu me préſerve de jamais m’allier avec elle. Manfred, effrayé du ton réſolu avec lequel le Marquis lui avoit parlé, mit tout en uſage pour l’appaiſer. Il renvoya Blanche, fit de ſi grandes ſoumiſſions au Marquis, & donna de ſi grands éloges à Mathilde, que Frédéric ſe laiſſa de nouveau ébranler. Cependant, comme ſa paſſion étoit encore récente, il eut peine à vaincre les ſcrupules qu’il avoit conçus. Il comprit par ce que Blanche avoit dit, que le Ciel étoit irrité contre Manfred. Les mariages qu’il lui propoſoit éloignoient ſes droits, & la Principauté d“Otrante le tentoit trop pour compter ſur une réverſion par le moyen de ſon mariage avec Mathilde. Cependant, pour gagner du temps, il demanda à Manfred s’il étoit vrai qu’Hippolite conſentît à ſe ſéparer de lui. Le Prince ravi de ne point trouver d’autre obſtacle, & comptant ſur l’empire qu’il avoit ſur ſa femme, aſſura le Marquis qu’elle y conſentoit, & qu’il pouvoit s’en aſſurer lui-même. Sur ces entrefaites, on vint les avertir que le ſouper étoit ſervi. Manfred conduiſit Frédéric dans la grande ſalle, où il fut reçu par Hippolite & les jeunes Princeſſes. Manfred le fit aſſeoir à côté de Mathilde, & ſe plaça entre ſa femme & Iſabelle. Mathilde parut aſſez gaie, mais les Princeſſes furent extrêmement mélancoliques. Manfred, qui avoit réſolu de pouſſer ſa pointe ce ſoir-là, reſta long-temps à table, affecta beaucoup de gaieté, & invita Frédéric à boire. Ce dernier ſe tint ſur ſes gardes, & évita de lui faire raiſon, ſous prétexte qu’il étoit extrêmement affoibli par la perte de ſang qu’il avoir faite ; & le Prince, pour diſſimuler ſon chagrin, but à coeur-joie, mais non pas au point de perdre la raiſon. Le repas fini, Manfred voulut entrer en pourparler avec le Marquis ; mais celui-ci lui dit qu’il avoit beſoin de repos, & qu’il alloit ſe retirer, & pria ſa fille de lui tenir compagnie, en attendant qu’il vînt le rejoindre. Manfred accepta ſon offre, & accompagna Iſabelle dans ſon appartement, ce qui la chagrina beaucoup. Mathilde fut ſe promener avec ſa mère ſur le rempart du Château. Après que la compagnie ſe fut retirée, Frédéric ſortit de ſa chambre, & demanda ſi Hippolite étoit ſeule. Un domeſtique, qui ignoroit qu’elle fut ſortie, lui dit qu’elle avoit coutume de ſe rendre à cette heure dans ſon Oratoire, & qu’il l’y trouveroit vraiſemblablement. La paſſion du Marquis pour Mathilde avoit augmenté pendant le repas. Il ſouhaitoit trouver Hippolite dans la diſpoſitîon que le Prince lui avoit dite. Il oublia les prodiges qui l’avoient allarmé. Il ſe gliſſa dans l’appartement d’Hippolite, dans le deſſein de l’encourager à conſentir à ſon divorce, parce qu’il s’étoit apperçu que Manfred étoit réſolu à ne lui donner Mathilde qu’autant qu’il ſeroit sûr de poſſéder iſabelle. Le Marquis ne fut point ſurpris du ſilence qui régnoit dans l’appartement de la Princeſſe. Croyant qu’elle étoit dans ſon Oratoire, ainſi qu’on le lui avoit dit, il s’y rendit. C’étoit ſur le ſoir, & la porte étoit entrouverte. Il la pouſſa ſans bruit, & aperçut une perſonne à genoux devant l’Autel. S’étant approché plus près, il vit au lieu d’une femme, une perſonne vêtue d’une longue robe de laine qui lui tournoit le dos. Elle paroiſſoit abſorbée dans la méditation. Le Marquis alloit s’en retourner, lorſque la figure ſe leva, & continua quelques momens de méditer, ſans le regarder. Le Marquis croyant qu’elle venoit au-devant de lui, & voulant s’excuſer de l’avoir interrompu, lui dit mon Révérend Père, je cherche la Princeſſe Hippolite... Hippolite ! reprit-elle d’un ton de voix creux eſt-ce que vous venez dans ce Château pour chercher Hippolite ?... En achevant ces mots, la figure ſe tourna doucement, & il aperçut un Squelette enveloppé dans une robe d’Hermite. Anges Gardiens ! protégez-moi, s’écria Frédéric en reculant. Rendez-vous digne de leur protection, lui dit le Squelette. Frédéric ſe jettant à genoux, pria le Fantôme d’avoir pitié de lui, Ne te ſouviens-tu pas de moi ? reprit le Fantôme. Reſſouviens-toi du bois de Joppé. Etes-vous ce ſaint Hermite ? s’écria Frédéric en tremblant... Que puis-je faire pour votre repos ?... T’a-t-on délivré de l’eſclavage, lui dit le Spectre, pour te livrer aux plaiſirs charnels ? As-tu oublié le ſabre que tu trouvas dans la forêt, & l’ordre du Ciel qui étoit écrit deſſus ? Je ne l’ai point oublié, reprit Frédéric… mais dis-moi, eſprit bienheureux, quel ordre as-tu à me donner ? Que faut-il que je faſſe ? Oublier Mathilde, reprit le Spectre, & il diſparut. Tout le ſang de Frédéric ſe glaça dans ſes veines. Il reſta immobile pendant quelques minutes. S’étant enſuite proſterné devant l’Autel, il pria tous les Saints d’intercéder pour lui. Il verſa un torrent de larmes, & s’appercevant que l’idée de Mathilde lui revenoit malgré lui dans l’eſprit, il reſta dans cet état dans un conflit de repentir & de paſſion. Il n’étoit pas encore remis de ſa frayeur, lorſqu’Hippolite entra dans ſon Oratoire un flambeau à la main. Voyant un homme étendu ſur le plancher, elle le crut mort, & jetta un grand cri, qui tira Frédéric de ſa léthargie. Il ſe leva précipitamment les yeux baignés de larmes, & voulut s’enfuir ; mais Hippolite l’arrêta, & le conjura dans les termes les plus tendres de la raiſon pour laquelle il ſe tenoit dans cette poſture. Ah ! Princeſſe vertueuſe ! s’écria-t-il d’un ton de voix qui marquoit ſon chagrin... Et il se tut. Pour l’amour du Ciel, Monſeigneur , lui dit-elle, découvrez-moi la cauſe de ce tranſport ! Que ſignifient ces plaintes ? pourquoi me nommez-vous ? Le Ciel me réſerve-t-il d’autres malheurs ?... Vous vous taiſez ! Je vous conjure, noble Prince, continua-t-elle en ſe jettant à ſes pieds, de me découvrir la cauſe de vos chagrins. Je ſens que vous ſouffrez pour moi... Parlez... Eſt-ce quelque choſe qui intéreſſe ma fille ? Je ne le puis, s’écria Frédéric en s’en allant... Oh Mathilde ! Ayant ainſi bruſquement quitté la Princeſſe, il ſe hâta de gagner ſon appartement. Il trouva Manfred à la porte, qui, dans la joie que lui cauſoient l’amour & le vin, lui propoſa d’aſſiſter à un concert. Frédéric offenſé d’une offre auſſi peu convenable à l’état où il ſe trouvoit, l’écarta rudement, entra dans ſa chambre, & lui ferma la porte au nez. Le Prince fut tellement outré de ſon procédé, qu’il fut ſur le point de ſe porter aux excès les plus funeſtes. Comme il traverſoit la cour, il rencontra le domeſtique qu’il avoit laiſſé près du Couvent, pour épier Jérôme & Théodore. Il lui dit que ce dernier & une Dame du Château avoient un pourparler ſur le tombeau d’Alphonſe, dans l’Egliſe de Saint Nicolas. Il avoit ſulvi Théodore juſques-là, mais la nuit l’avoit empêché de reconnoître la femme. Manfred, dont l’eſprit étoit agité, & qu’Iſabelle avoit chaſſé de ſon appartement, à loccaſion de quelques propos indiſcrets qu’il lui avoit tenus, ne douta point que l’inquiétude qu’elle avoit témoignée, ne provînt de l’impatience qu’elle avoit de s’aboucher avec Théodore. Animé par ce ſoupçon, & outré de dépit contre ſon père, il ſe rendit à la Cathédrale le plus ſecrêtement qu’il put. Il ſe gliſſa dans la Nef, & à la faveur d’un foible rayon de Lune qui donnoit dans l’Egliſe à travers les fenêtres, il arriva près du tombeau d’Alphonſe. Les premières paroles qu’il entendit, furent celles-ci… Hélas ! cela ne dépend pas de moi… Manfred ne conſentira jamais à notre union… Non, & ceci l’empêchera, s’écria le Tyran, en tirant un poignard & le plongeant dans le ſein de celle qui parloit… Hélas ! je ſuis morte, s’écria Mathilde en tombant. Ciel, recevez mon ame. Monſtre barbare & inhumain ! qu’as-tu fait ? s’écria Théodore, en ſe jettant ſur lui pour lui arracher le poignard... Arrête, arrête, impie, lui dit Mathilde, c’eſt mon père. A ces mots, Manfred ayant repris ſes ſens, ſe frappa la poitrine, s’arracha les cheveux, & voulut reprendre le poignard des mains de Théodore pour s’en percer. Quelques Religieux du Couvent accoururent à ces cris ; les uns s’empreſſèrent de concert avec Théodore, d’étancher le ſang de la Princeſſe, & les autres veillèrent ſur Manfred, de peur qu’il n’attentât ſur ſa vie. Mathilde ſe ſoumit patiemment à ſa deſtinée, & remercia Théodore du zèle qu’il lui témoignoit. Elle pria les aſſiſtans de vouloir bien conſoler ſon père. Sur ſes entrefaites, Jérôme ayant appris ce qui s’étoit paſſé, ſe rendit à l’Egliſe ; il regarda ſon fils d’un œil qui lui fit ſentir le mécontentement qu’il avoit de ſa conduite. S’adreſſant enſuite à Manfred Tyran, lui dit-il, voilà enfin l’accompliſſement du décret que le Ciel avoit porté contre ta maiſon ſcélérate & impie ! Le ſang d’Alphonſe crioit vengeance au Ciel, & il a permis que tu ſouillaſſes cet Autel par un aſſaſſinat, & que tu verſaſſes ton propre ſang ſur le tombeau de ce Prince, Cruel ! s’écria Mathilde, pourquoi aggraves-tu les maux de mon père ? Veuille le Ciel le bénir, & lui pardonner de même que je lui pardonne. Mon cher père, lui dit-elle, me pardonnez-vous ? Je ne ſuis point venue ici à deſſein de voir Théodore. Je venois par ordre de ma mère intercéder pour vous ſur ce tombeau, & je l’y ai trouvé qui faiſoit ſes prières... Mon cher père, donnez-moi votre bénédiction, & aſſurez-moi que vous me pardonnez. Que je te pardonne, meurtrier que je ſuis ! s’écria Manfred... Les aſſaſſins ſavent-ils pardonner ? Je t’ai priſe pour Iſabelle ; mais le Ciel a conduit ma main ſanguinaire ſur le cœur de ma fille... Me pardonnes-tu le tranſport de ma rage ? Oui, je vous le pardonne, & veuille le Ciel vous le pardonner auſſi, lui répondit Mathilde... Mais pendant qu’il me reſte encore aſſez de vie pour le demander... Ah ! ma mère ! quelle va être ſa douleur ! Voudrez-vous bien la conſoler, mon cher père ? Ne la renvoyerez-vous point ? Elle vous aime tendrement... Hélas ! je me meurs ! Portez-moi au Château... Veuille le Ciel que je vive encore aſſez pour qu’elle ait le temps de me fermer les yeux ! Théodore & les Religieux la prièrent de permettre qu’on la tranſportât au Couvent ; mais elle fit tant d’inſtances pour qu’on la portât au Château, qu’on fut enfin obligé de la mettre ſur un brancard & de l’y conduire. Théodore lui ſoutenoit la tête, & s’efforçoit de ranimer fon courage par les diſcours les plus tendres & les plus touchans que l’amour ſoit capable de dicter. Jérôme de ſon côté la conſoloît par ſes propos édifianſ, & lui préfentant un Crucifix qu’elle arroſoit de ſes larmes, il la diſpoſoit à ſon paſſage à l’immortalité. Manfred ſuivoit le brancard, plongé dans le chagrin & la mélancolie la plus profonde. Ils n’étoient pas encore arrivés au Château, qu’Hippolite, qui avoit appris cette affreuſe cataſtrophe, vint à la rencontre de ſa fille mais elle n’apperçut pas plutôt ce cortège lugubre, qu’elle s’évanouit, & tomba à la renverſe ſans ſentiment & ſans connoiſſance. Iſabelle & Frédéric qui l’accompagnoient, croient plongés dans le plus profond chagrin. Mathilde étoit la ſeule qui parût inſenſible à la ſituation elle ne paroiſſoit occupée que de ſa mère. A l’inſtant qu’elle apperçut ſa mère, elle fit arrêter le brancard, & demanda qu’on fît venir ſon père. Elle les prit tous deux par les mains, & les appliqua ſur ſon cœur. Manfred ne put réſiſter à cet acte pathétique de piété. Il ſe jetta par terre, & maudit le jour qu’il étoit né. Iſabelle craignant que Mathilde ne pût reſiſter à ce ſpectacle, fit conduire Manfred dans ſon appartement, & donna ordre de tranſporter Mathilde dans la chambre la plus prochaine. Hippolite, preſqu’auſſi morte que ſa fille, ne faiſoit aucune attention à ce qui ſe paſſoit autour d’elle ; mais lorſqu’Iſabelle voulut la faire retirer, pendant que les Chirurgiens ſondoient la plaie de Mathilde, que je m’en aille ! s’écria-t-elle ; non, je ne le ferai jamais. Je n’ai vécu que pour elle, & je mourrai avec elle. Mathilde entendant la voix de ſa mère, ouvrit les yeux, & les referma auſſîtôt. On déſeſpéra abſolument de ſa guériſon, lorſqu’on vit que ſon pouls s’affoibliſſoit, & que ſon corps ſe couvroit d’une ſueur froide. Théodore ſuivit les Chirurgiens dans l’anti-chambre, & ouït prononcer leur arrêt fatal avec un tranſport qui tenoit de la frénéſie. Elle n’a pu être à moi pendant ſa vie, s’écria-t-il, je la poſſéderai du moins à ſa mort !... Père Jérôme ! voudriez-vous bien nous unir, dit-il au Frère, qui avoit ſuivi les Chirurgiens avec Frédéric, Que voulez-vous dire, reprit Jérôme ; eſt-ce le temps de ſonger au mariage ? Oui, ce l’eſt, lui dit Théodore, ou ce le fut jamais. Que vous êtes imprudent, jeune homme ! lui dit Frédéric croyez-vous que nous devions nous prêter à vos transports dans ce moment fatal ? Quelles prétentions avez-vous ſur la Princeſſe ? Celles d’un Prince, reprit Théodore ; du Souverain d’Otrante. Mon Père m’a appris qui j’étois. Vous rêvez, lui dit le Marquis il n’y a point d’autre Prince d’Otrante que moi, depuis que Manfred s’eſt privé de ſes droits par ſes meurtres & ſes ſacrilèges. Monſeigneur, lui dit Jérôme d’un air impoſant, il vous dit vrai. Mon deſſein n’étoit point qu’on révélât ce ſecret ſitôt, mais le deſtin le veut. Ma langue va confirmer ce que l’emportement de ſa paſſion lui fait révéler. Sachez, Prince, que lorſqu’Alphonſe partit pour la Terre Sainte... Eſt-ce le temps d’entrer dans une explication ? s’écria Théodore. Venez, mon Père, mariez-moi avec la Princeſſe ; elle eſt à moi ; je vous obéirai dans toute autre choſe. Ma vie ! mon adorable Mathilde ! continua Théodore, en s’approchant de ſon lit, ne voulez-vous pas être à moi ? Ne voulez-vous pas bénir votre... Iſabelle lui fit ſigne de ſe taire, croyant que la Princeſſe étoit près de ſa fin. Eſt-elle morte ! s’écria Théodore ; eſt-il poſſible ? La violence de ſes cris fit revenir Mathilde. Elle ouvrit les yeux, & regarda de tous côtés pour voir ſi elle n’appercevroit point ſa mère... Je ſuis ici, lui dit Hippolite ; ne crois pas, ma chère fille, que je t’abandonne. Hélas ! vous êtes trop bonne, reprit Mathilde ; ne pleurez pas, ma chère mère, je vais dans un lieu où l’on ne connoît point le chagrin... Iſabelle, tu m’as toujours aimée ; veux-tu bien tenir ma place auprès d’elle ?... Je me meurs, ma chère enfant ! ma chère enfant ! s’écria Hippolite en fondant en larmes ; ne puis-je pas te retenir un moment ?... Cela ne ſe peut, reprit Mathilde... Recommandez-moi au Ciel... Où eſt mon père ? pardonnez-lui, ma chère mère, il étoit dans l’erreur... Hélas ! je lui pardonne... Je vous avois promis, ma chère mère, de ne plus revoir Théodore... peut-être ma déſobéiſſance m’a-t-elle attiré ce malheur... mais ce n’étoit pas mon intention... me pardonnez-vous ? Hélas ! reprit Hippolite, ne m’accablez point… vous ne m’avez jamais offenſée… Ah ! Dieu ! elle ſe meurt ! au ſecours ! au ſecours !… J’aurois encore quelque choſe à vous dire, ajouta Mathilde, mais je ne puis… Iſabelle… Théodore… de grâce… Ah ! elle eſt morte. Iſabelle ordonna à ſes ſuivantes de l’emmener ; mais Théodore menaça de mort quiconque ſeroit aſſez oſé pour vouloir l’éloigner de Mathilde. Il lui baiſa les mains, les arroſa de ſes larmes, & ſe livra au tranſport le plus vif que l’amour foit capable d’inſpirer. Comme Iſabelle conduiſoit Hippolite dans ſon appartement, elles rencontrèrent Manfred au milieu de la cour, lequel toujours plus inquiet du fort de ſa fille, alloit chez elle pour s’informer de ſon état. Il crut lire dans leur contenance la deſtinée qui lui étoit réſervée. Eh quoi ! s’écria-t-il, elle eſt donc morte !… Dans le même inſtant on entendit un coup de tonnerre qui ébranla le Château juſqu’aux fondemens. La terre mugit, & l’on entendit un bruit encore plus fort que celui de l’armure fatale. Frédéric & Jérôme crurent que leur dernière heure étoit arrivée. Le dernier prit Théodore par la main, & l’emmena malgré lui dans la cour. Au moment que Théodore parut, le Château s’écroula avec un bruit épouvantable, & l’on vit paroître la figure d’Alphonſe au milieu des ruines elle étoit d’une grandeur extraordinaire. Reconnoiſſez dans Théodore le légitime ſucceſſeur d’Alphonſe, leur dit le Spectre ; & après avoir proféré ces mots, leſquels furent ſuivis d’un coup de tonnerre, il s’éleva dans le Ciel. Les nuages s’ouvrirent ; on vit Saint Nicolas qui recevoit l’âme d’Alphonſe, & tous deux diſparurent enveloppés dans un rayon de gloire. Les aſſiſtans ſe proſternèrent le viſage ſage contre terre, & ſe ſoumirent à la volonté du Ciel. La première qui rompit le ſilence fut Hippolite. Monſeigneur, dit-elle à Manfred, reconnoiſſez le néant des grandeurs humaines. Conrad eſt mort, Mathilde n’eſt plus ; voilà le Souverain légitime d’Otrante, ajouta-t-elle en lui montrant Théodore. J’ignore comment cela s’eſt fait… il ſuffit que notre ſort ſoit décidé. Employons le peu de jours qui nous reſtent à appaiſer la colère céleſte. Le Ciel nous rejette… Où pouvons-nous aller, ſinon dans ces ſaintes Cellules qui nous offrent un aſyle. Femme innocente & malheureuſe, mais que j’ai rendue telle par mes crimes, s’écria Manfred, je me rends enfin à tes conſeils ſalutaires. Ah ! que ne puis-je… mais cela ne ſauroit être… Laiſſez-moi me faire juſtice à moi-même. Ce n’eſt qu’en m’accablant de honte que je puis expier le crime que j’ai commis. C’eſt moi qui me ſuis attiré ces malheurs ſouffrez que je vous faſſe ma confeſſion… Mais, hélas ! comment expier une usurpation & le meurtre d’un enfant innocent, & maſſacré dans un lieu ſaint ?… Écoutez, Meſſieurs, & que je vais dire ſerve d’avertiſſement aux Tyrans qui viendront après moi… Vous ſavez qu’Alphonſe mourut dans la Terre-Sainte… vous allez m’interrompre, & me dire que ſa mort ne fut point naturelle… cela n’eſt que trop vrai… car ſi cela n’étoit pas, d’où viendroit cette coupe d’amertume que Manfred eſt obligé de boire juſqu’à la lie ? Richard mon aïeul étoit ſon Chambellan… Je voudrois jetter un voile ſur les crimes de mes ancêtres… mais je ne le puis. Alphonſe mourut empoiſonné. Richard fut reconnu pour ſon héritier à la faveur d’un teſtament ſuppoſé. Ses crimes le pourſuivirent… mais il ne perdit ni un Conrad ni une Mathilde, & c’eſt moi qui ſuis puni de ſon uſurpation. Ayant été ſurpris par une tempête, & agité par ſes remords, il promit à Saint Nicolas de fonder une Égliſe & deux Couvens, s’il étoit aſſez heureux pour arriver à Otrante. Son vœu fut exaucé le Saint lui apparut en ſonge, & lui promit que ſa poſtérité régneroit à Otrante, juſqu’à ce que le poſſeſſeur légitime fut devenu trop grand pour habiter le Château, & tant qu’il y auroit des mâles de la race de Richard… Hélas ! hélas ! je ſuis le ſeul qui reſte de cette race malheureuſe… J’ai tout dit… les malheurs qui me font arrivés depuis trois jours diſent le reſte. J’ignore comment ce jeune homme eſt l’héritier d’Alphonſe… cependant je ne doute point qu’il ne le ſoit. Ces domaines ſont à lui ; je les lui réſigne… cependant je ne ſache pas qu’Alphonſe ait laiſſé d’héritier… Je ne m’oppoſe point à la volonté du Ciel… La pauvreté & la prière feront mon partage juſqu’à ce que Manfred aille mêler ſes cendres avec celles de Richard. C’eſt à moi, reprit Jérôme, à déclarer le reſte, Alphonſe ayant fait voile pour la Terre-Sainte, fut jetté par une tempête ſur la côte de Sicile. L’autre vaiſſeau ſur lequel étoit Richard & ſa ſuite, ainſi que votre Alteſſe peut l’avoir appris, fut ſéparé du ſien. Cela eft vrai, lui dit Manfred, & le titre que vous me donnez ne me convient point... Continuez. Jérôme rougit, & reprit ainſi ſon diſcours. Alphonſe fut retenu pendant trois mois dans la Sicile par les vents contraires. Dans cet intervalle il devint amoureux d’une jeune Demoiſelle appelée Victoire. Il étoit trop pieux pour vouloir la ſéduire, il l’épouſa. Mais jugeant ce mariage incompatible avec le vœu qu’il avoit fait, il réſolut de le cacher juſqu’à ſon retour de la Croiſade, bien réſolu de l’avouer pour ſa femme légitime. Il la laiſſa enceinte. Elle accoucha d’une fille pendant ſon abſence mais à peine fut-elle relevée de couche, qu’elle apprit que ſon mari étoit mort, & que Richard lui avoit ſuccédé. Que pouvoit faire une femme délaiſſée ſans amis ? L’auroit-on crue ſur ſa parole ?… Cependant, Monſeigneur, j’ai un écrit authentique… Je n’ai pas beſoin de le voir, lui dit Manfred ; les malheurs qui viennent de m’arriver, la viſion dont vous avez été témoin, conſtatent ce que vous dites. La mort de Mathilde & mon expulſion… Calmez-vous, lui dit Hippolite ; ce ſaint homme n’a point deſſein de rappeler vos douleurs. Jérôme continua ainſi. Je ne vous entretiendrai point ici de circonſtances inutiles. Lorſque la fille dont Victoire étoit accouchée, eut atteint l’âge compétent, je l’épouſai. Victoire mourut, & je ne révélai ce ſecret à perſonne. Théodore vous a inſtruit du reſte. Le Moine n’en dit pas davantage. La compagnie ſe retira dans la partie du Château qui étoit reſté ſur pied. Le lendemain matin, Manfred ſigna ſon abdication, du conſentement d’Hippolite, & tous deux prirent l’habit dans les Couvents voiſins. Frédéric offrit ſa fille au nouveau Prince, & Hippolite engagea Iſabelle à l’épouſer. Mais Théodore étoit trop affligé pour penſer à d’autres amours ; & ce ne fut qu’après pluſieurs entretiens avec Iſabelle ſur le ſujet de ſa chère Mathide, qu’il reconnut ne pouvoir être heureux que dans la compagnie d’une épouſe qui pût partager avec lui la triſteſſe dont ſon ame étoit atteinte. FIN. "-Va te faire voir ETRO!"Non mais sérieusement si il y avait quelqu'un qui nous matait de là-haut alors il avait un sens de l'humour franchement vicelard. C'est pas possible autrement je passe plus de 50 piges à vagabonder, voler, tuer voire même racketter des gosses et on a jamais menacer de me mettre en tôle bon en même temps faut dire qu'à Illusiopolis les flics font surtout figure de légende urbaine pour effrayer les mômes "termine ton rat ou j'appelle la police" ce genre de trucs. Mais là je débarque, je sauve un enfant et 2 heures plus tard je risque de me retrouver derrière des barreaux si je retrouve pas le moutard et que le convainc pas de plaider en ma faveur! C'est à vous dégoutter de faire des bonnes actions!Et qu'on me dise pas que le mec avait pas eu l'aide d'une divinité je portais encore mes frusques d'avant mon intégration et une simple insigne du Sanctum. Mais ce cocu m'a décrit devant un garde qui m'avait vu discuter avec un des gars du Sanctum pendant mon intégration et il m'a reconnu pu me plaindre de l'esprit de camaraderie du Sanctum mais apparemment il en fait pas partie, son uniforme n'est pas identique. Un truc auquel j'avais pas vraiment fais gaffe pendant mon exploration d'ailleurs, deux armées protègent le domaine enchantée le Sanctum et ce qui doit être l'armée locale. En tout cas vu la manière dont ils se regardent quand ils se croisent les deux groupes ne doivent pas s'apprécier beaucoup, ce qui explique pourquoi on m'a dénoncé aussi facilement. Si je suis enfermé ça mettra mon groupe dans l'embarras au profit des autres, chose que je ne veux surtout pas. Et comme on me l'a fait remarquer cette affaire peut aussi influencer la réputation des réfugiés, C'est dire si cette mission est importante tout je ne peux pas m’empêcher de m'amuser un peu de l'ironie de la situation je passe toute ma vie dans les bas-fond d'Illusiopolis et lorsque je décide enfin de bouger un peu on m'envoie explorer l'un des coins les plus miséreux de la ville. Enfin miséreux il y a encore de la marge avant d'en arriver à ce que j'ai connus mais comparé au reste de la citadelle le quartier fauve est tout de même assez mal lotis...Mais trêve de rumination, il est temps de s'y mettre! Alors réfléchis mon vieux, il s'agit de trouver un môme planqué dans un quartier et à moins d'un immense coup de bol t'y arriveras pas sans l'aide de la populace. Populace qui est possiblement méfiante vis à vis de tout ce qui peut représenter l'ordre et l'autorité. A Illusiopolis est-ce que j'aurais fais confiance à un gars avec une insigne officielle? Non, sans doute pas. Mon premier réflexe fut donc de cacher mon maintenant soyons roublard, il y a quelques temps je me serais contenté de martyriser quelques personnes isolées jusqu'à en trouver une qui puisse me révéler la tanière du renard mais je ne pense pas que ce soit du goût de mes...supérieurpouah!. On va donc la jouer un peu plus finaud. Accostant une vieille dame-blaireaux portant un lourd cabas je lui propose de le lui porter sur une partie du chemin afin d'entrer dans ses bonnes grâces."-A votre age? Vous n'y pensez pas mon pauvre vieillard." Dit elle en se moquant un peu de moi. Haha la fine plaisenterie...Parce que tu crois que t'est une adolescente, vieille truie?! Si ça ne tenait qu'à moi je lui aurais déjà arrachés les globes oculaires avec les dents pour qu'elle n'ai pas de mal à voir que moi au moins je peut manger autre chose que de la soupe! "Tu t'égares grand toi sale mioche! Si je t'avais pas écouté tout à l'heure j'aurais pas cette affaire sur les bras!-Peut être mais c'est pas en commettant un meurtre que tu vas arranger ton cas. Reste zen, respire, tu as besoin de toute l'aide possible pour te sortir de là."Une fois de plus le Petit n'as pas tord. Me reprenant je tente un vague sourire en direction de la momie."-Mais...vous êtes sur de pas avoir b'soin d'aide. Ou d'un peu de compagnie?-Ma foi si vous pouvez suivre mon rythme avec vos vielles pattes, j'dirais pas non à un peu d'discussion pour égayer le trajet. C'est que c'est bien morne comme vieilles pattes peuvent au moins aller jusqu'à ton derrière. Hmm...C'est vrai que c'est pas très gaie par ici. Et puis...euh...le temps n'aide pas. -Oui, c'est vrai...-..."Bon j'aurais tenu deux phrases avant d'avoir plus rien à dire, pas de doute je m'améliore...Bordel, mais comment certaines personnes font pour discuter pendant des heures! Se faire arracher le bras doit être plus agréable! Heureusement la vieille est plus doué que moi et elle reprend déjà la parole."-Mais dites moi au faite vous venez d'où?" Futée la vioque, à son expression méfiante je voyais bien qu'elle se doutait que je n'étais pas originaire d'ici. Autant jouer carte sur table." -Je suis un...réfugié d'Illusiopolis. J'ai perdus toute ma famille après un tragique accident. Bon ok c'est pas tout à fais vrai mais ça me semblait le plus à même de l'attendrir...Et puis c'était pas faux non plus quelque part...-Quoi!? Ça alors moi qui croyait qu'vous v'niez du quartier nord! Comme quoi faut jamais se fier à ce qu'on voit hein? Ouais et encore moins à ce qu'on croit déchiffrer sur un visage noyé sous les rides alors qu'on a jamais côtoyé personne de sa vie. Mais bon passons, le mal est fais autant continuer à jouer le sinon ça va? Vous arrivez à vous en sortir?"Et là j'ai sentis qu'il y avais une perche à saisir. Aussitôt je me suis mis à essayer de pleurer pour l'attendrir. Une fois dans ma poche ce serait bien plus simple pour lui soutirer des infos. Et puis ça doit pas être bien compliquer les bébés arrêtent pas de chialer et pourtant ils savent pas faire grand chose."-Euh...auriez vous mal au ventre? Mince mais comment font les mômes?!-Euh..non non je me sentais juste très... allons faut pas vous mettre dans des états pareils à votre age. Quoi donc qu'y va pas mon vieux? Bon c'est pas grave on va se contenter d'une voix un peu rien...c'est juste que...à mon arrivé ici j'étais anéantis j'avais perdus toute ma famille, tout ce à quoi je tenais partis en un instant, comme si ils avaient jamais existé...Là je sais pas trop pourquoi mais ma voix s'est mis à trembler toute seul, j'avais peut être chopé froid?-Courage vieille homme, courage. On sait ce que c'est ici. A cause de la guerre de Sheerwood toutes les personnes que vous voyez là ont sans doute perdus au moins un être cher de la faute de cet ignoble Kefka...Moi même j'y ai perdus mon petit fils...Carbonisé par ce maudit régent. Carbonisé et transformé en sans-coeur pendant la crémation du miens c'est une pluie de météorite qui l'a fais partir...déclenché par un extraterrestre... »Et là j'ai vraiment rien compris mais les larmes sont finalement arrivées toutes seules, par torrent entier. Heureusement d'ailleurs parce que la pauvre grand mère c'était mis à me regarder d'un drôle d'air suite à mon histoire. Mais elle reprit bien vite, d'une voie bien plus mélancolique qu'avant. -On se demande vraiment ce qui se passe par la tête de ces enfoirés...-On a une vie tranquille, presque heureuse...-Pis ils arrivent, en écrasant tout le monde...-En se foutant bien de la vie des autres...-Des Hommes, des femmes, des enfants, des familles entières déchirés d'un claquement de doigt...-Juste parce que ça les fait rigoler...-Et ils nous laissent là à pleurer...-A essayer de tenir bon malgré tout...-A faire semblant d'aller bien pour se dire qu'au moins ils n'auront pas tout gagné...-Parce que c'est tout ce qu'il reste à faire, faire semblant...-Et se battre pour que la mort de nos enfant n'ai pas été vaine...-Mais c'est tellement dur...-Se réveiller sans voir leurs visage...-Se rendre compte chaque matin que c'était pas juste un cauchemar...-Et se rendormir chaque nuit en espérant l'inverse...-Mais ils sont tous bien mort...-Et ils ne reviendront jamais...-Nous...-Sommes...-Seuls."Et alors je vous jure que c'était pas prévus, pas calculé ou quoi que ce soit mais toujours en chialant comme une cascade on s'est enlacé et on est resté là tout tremblant pendant une éternité. Parce que je sais pas elle mais moi Petit il y a pas une seule seconde où je pense pas à toi. Je t'aime Petit. Et tu me manque."-Bon les gars il fait nuit, on peut plus rester venez chez moi, on sera un peu à l'étroit mais on se tiendra chaud-Et donnez donc votre cabas grand mère, inutile de vous fatiguer pour les jeunes, c'est sympa. Je vous ferez du thé, si vous une bouilloire. Ça nous fera tous du bien je madame, c'est gentil de votre part...Et vous restez donc pas planté là! Venez avec on parlera un peu. Il y a que ça qui marche quand on a le les pleures, et les amis"A ce moment là j'ai absolument rien compris, et je suis toujours pas persuadé que c'était pas un rêve. Mais devant moi se tenaient la vieille et 4 autres gus que j'avais pas vu arriver. Je me disais bien qu'elle avait une sacrée accolade pour son age!Plus tard j'ai compris qu'ils nous avaient entendu à parler tout les deux. Et quand tu souffre y a rien de plus attractif qu'un autre gars qui souffre autant que voila donc tassés à 6 dans une petite bicoque, à pleurer tous ensemble sur la mémoire de ce qui ne reviendront plus. A cet instant j'avais beau être assit par terre coincé entre un homme ours et une tortue j'aurais échangé cette place pour rien au monde, même le plus confortable des lits du plus grand des rois pouvait pas être aussi agréable que ce sol en bois où se c'était rassemblé tout une assemblée de pleurnicheur. C'est ce jours là qu'avec l'aide de personne qui pouvait enfin me comprendre et aussi un peu de l'alcool, la vieille ayant une drôle de manière de préparer le thé que j'ai enfin pu commencer à faire mon ça aurait pu se terminer là comme ça, quelques heures plus tard j'aurais pu repartir seul vers le Sanctum ou continuer mes recherches pour tenter de dénicher le renard. Mais le destin me réservait une dernière fumisterie sous la forme de la poche de mon vieux manteau tout rapiécé qui a profité du mouvement un peu brusque de la tortue pour s'arracher définitivement. Libérant ainsi mon insigne du sanctum qui est allé rouler au milieu de la pièce sous le regards un peu étonné de l'assistance."-Tu...tu fais partis du Sanctum?-Euh...Ouais...depuis ce matin. Ou hier ça dépend de l'heure..."Là je savais que j'étais cuis. Il connaissait mon statut, mais tous il devait se demander pourquoi j'étais là. Pourquoi j'étais venu pleurer avec eux en cachant mon insigne. A leur place qu'est ce que j'aurais pensé? Que je tentais de les infiltrer? De les surveiller? De me foutre de la gueule de pauvre type qui avait tout perdus? J'ai senti un immense déchirement dans la poitrine. Moi qu'ai jamais accordé d'importance à ce qu'on pensait de moi, la simple idée de les avoir déçue me broyait le cœur . Je me sentais sale, il fallait que je tente de rattraper le coup. Comment...-Non attendez, je peux tout expliquer en fait à la base...-Comment tu fais pour être aussi fort?-Non c'est p...Quoi?-Ça fais six mois que je suis là à maudire mon impuissance. A me dire que si j'avais été moins faible ma famille serait peut être pas morte! Que si j'avais été moins lâche leur mort ne serait pas impunis! Et toi qu'à deux fois mon age et des bras plus fins qu'un bout de bois t'as prit la décision de continuer à te battre dès ton arrivée?! Comment tu fais pour avoir encore autant de courage?!"Et j'ai compris que je me fourvoyais complètement sur la raison de leurs silence. Ils étaient pas en colère, ils étaient admiratifs. J'ai compris que pour eux le plus important c'était pas de faire partie du Sanctum ou quoi mais bien que je me sois relevé après la perte du le silence commençait à s'étirer la vieille a bien vu que j'étais pas franchement à l'aise et s'est écriée d'un coup "-Tournée générale de thé!"Et ma foi le reste de la soirée est trop flou pour que je m'en souvienne. Le lendemain quand je me suis réveillé j'ai vu la vieille qui tricotait dans la maison , les autres avaient disparus."-Nos compagnons sont partis travailler, mais on a préféré te laisser dormir. A ton age on a besoin de repos. Dit elle d'un air aimable...Ouch ma tête! Z'auriez pas un peu d'eau?-Il y a une choppe d'eau à côté de toi. Je me suis dit que ça te ferais du oui, merci. Décidément vous pensez à effet, même à me demander pourquoi un gars du Sanctum serait venus m'accoster pour m'aider à porter un cabat. Vous n'avez donc plus rien à faire là bas?" Son ton n'était pas dur ou menaçant. Mais réellement curieux. Je sentais qu'à son niveau elle voulait être utile. Après avoir hésité quelques secondes de plus je me suis mit à lui raconter toute l'histoire, sans avoir vraiment d'idée derrière la tête de toute façons elle me faisait trop mal pour m'être utile, je voulais simplement qu'elle sache la vérité mon arrivée au Domaine, mon sauvetage du jeune renard, l'apparition des sans-coeurs...tout jusqu'à notre rencontre."-Et bah mon vieux ça aurait quand même était plus simple de m'expliquer tout ça dès le début, vous croyez pas?-J'sais pas. J'me suis dit que vous voudriez sans doute pas aider à livrer un des vôtres au personnes de chez nous ont gardé de mauvaises habitudes en arrivant ici, et personnellement je pense que l'ont s'intégreraient bien mieux si certains de nos congénères ne nous faisaient pas une si mauvaise publicité. Une petite leçon leurs seraient des fois bien utile. Et puis le Sanctum et le domaine enchantée nous ont aidé à trouver un refuge pour fuir la guerre. Pas mal de gens seront bien content de vous aider, croyez assez parlé! Un jeune renard vous dites? J'en connais quelques uns ont va bien voir si ils peuvent nous êtes sur? Je veux dire...Vous êtes pas obligé de m'aider vous savez c'est mes problèmes et...-Taratata! Entre amis c'est bien normal de s'aider!Et avant que je puisse rajouter quoi que ce soit elle était déjà en train de sortir. Alors que je peinais à me lever, elle tenais bien l'alcool pour une vioque!Mais en franchissant la porte je me suis arrêté un court instant réalisant soudainement quelque chose elle avait dit "Ami"...ma première amie du domaine enchantée et peut être bien la première tout tout cas on pouvait dire ce qu'on voulait elle était sacrément efficace et elle en connaissait du monde! Bon il y a pas de miracle le quartier est tout de même assez grand et ça nous a prit quelques heures, mais de descriptions en discussions on a finit par réussir à mettre la main dessus à ce sacripant. C'est même sa mère qui est allée nous le chercher en lui tirant l'oreille. Enfin!Et je dois dire que maintenant que je l'avais devant moi je savais pas trop quoi faire. Je ne pense pas qu'user de la manière forte soit très efficace et de toute façons j'en avais pas du tout envie. La parole alors? Sans doute oui mais pour dire quoi?"-La vérité n'a pas trop mal marché jusque là, non?-T'as raison Petit, t'as raison...Mais ensuite? Même si il a vraiment volé la bourse de l'autre enfoirés, est ce que l'argent n'est pas mieux dans les poches du renard ? Et l'autre va sûrement pas être content si il se ramène les mains donc Grand-père ! L'argent n'as pas d'odeur, c'est toi qui me l'as dit"Je regardais une dernière fois mon jeune goupil. Le pauvre fixait ses pieds légèrement intimidé par moi mais surtout par sa mère qui n'avait pas l'air contente. Leurs vêtements étaient rapiécé en de nombreux endroits, et les deux n'avaient pas l'air des plus nourris. C'est d'ailleurs sans doute la volonté de s'en sortir honnêtement malgré leurs apparente misère qui rendait la mère si furieuse du geste de son enfant. Alors qu'au final ce dernier n'avait pas si mal agit non? Inspirant une légère fois je prit la parole "-Écoute petit, je te crois quand tu dis que t'as pas volé d' vrai?! Dit il en relevant sa mais le problème c'est que la personne à qui tu l'a volé ne vas pas arrêter de se plaindre si tu ne lui donne pas d'argent. Et si il crie sur tout les toits que tu es un voleur alors les gens vont croire que tu en est c'est pas vrai d'abord!-Oui oui moi je sais, mais pas les gens parce que tu est un hyb...un enfant! Et les gens ne croient pas les enfants. Et le méchant monsieur va continuer de crier et de plus en plus de gens vont le croire. Mais t'inquiète pas on va être plus malin et plus sage que lui. imaginons que tu lui ai pris sa bourse...-Mais je vous dit que je l'ai pas prit!-Je sais je sais! C'est juste un jeu d'accord ? On dit que t'es un héros et que tu veux sauver ta mère qui est malade en lui achetant un antidote, ok? Mais tu n'as pas d'argent alors tu voles avec la bourse du gros monsieur méchant, d'accord? Maintenant que tu l'as tu peux me dire combien il y avait avant que tu achètes l'antidote?-...Vous me jurez que c'est pour de faux?-Juré!-Hé ben...il y avait...50 munnies! Dit il après avoir compté sur ses doigts."Jolis somme quand même. Heureusement le Sanctum m'avait donné un peu d'argent de poche après ma promenade pour pallier à mes premiers frais. Sans attendre je pris ma propre bourse d'où je tirai les 50 munnies en question que je mis dans un mouchoir crasseux. Ça suffira bien pour cet hurluberlu!"-Bon alors...tu va prendre ce mouchoir et tu vas m'accompagner jusqu'au Sanctum, d'accord? Mais le but du jeu ce n'est pas simplement de lui remettre l'argent, parce que le monsieur dit aussi que j'ai été très méchant avec lui. Donc tu va cacher le mouchoir dans ta poche et tu vas simplement dire que tu m'as vu juste l'immobiliser parce qu'il te faisais très mal. Pour ça ne t'inquiète pas on va te croire avec tes plaies et tes bosses. Et le monsieur dit aussi que j'ai invoqué des sans-coeurs sur lui c'est pour ça que tu dois aussi lui dire qu'au contraire je l'ai défendu contre ces déjà partis à ce moment là...Dit il un peu sais mais c'est pas important, de toute façons il a mentit aussi non? Lui dis je avec un clin d’œil. Et à la toute fin tu va lui dire que comme tu sais qu'il était mort de frousse tu as tenu à faire une collecte à travers le quartier fauve pour qu'il puisse s'acheter un pantalon plus étanche. Et là tu lui donne l'argent d'accord?"Le garçons hoche alors la tête en pouffant un peu de rire, apparemment mon idée lui plaisait beaucoup. Bien comme ça le râleur fermerait peut être enfin son clapet, et les autres habitant de la citadelle verront que les hybrides ne sont pas forcément les personnes dont ont doit se plaindre le cette mission m'aura permit de commencer à soigner mes vieilles blessures, de me faire de nouveaux amis, de redorer un peu l'image des hybrides et peut être de rabattre le caquet de l'autre brute. Plutôt rentable ! Et d'un pas sûr je montais vers le Sanctum en compagnie de mon jeune 7 Jan 2016 - 1731Et bien, une fois de plus tu fais un sans-faute selon mon point de vue !N’étant pas le chef du groupe, mais m’étant proposé à te donner les missions en attendant le retour d’Angeal, je suis à la fois content et triste de le faire. D’abord triste, car je ne peux pas te donner de mission fantastique comme le ferait le boss… Par contre heureux pour voir ce que tu me donnes à lire !Quand je t’ai donné cette mission, j’ai d’abord sauté sur l’occasion que tu me permettais en continuant ce que tu as commencé. Et je suis vraiment heureux de l’avoir fait, car en une seule mission, tu as développer des personnages que nous n’utilisons que trop peu à mon goût pour ensuite developper le point de vue d’un inconnu dans un monde arriéré » et finalement fait avancer le mental de ton personnage. L’ouverture des vannes lorsque tu tentes de baratiner la femme, j’y ai vraiment cru et tu m’as plongé dans ton histoire. Et petit plus pour l’ajout des autres hybrides à ce moment-là, ça a vraiment rajouté quelques choses et tu as réussi à lier les victimes de Sherwood à celle de Megamind… Et moi, j’ai trouvé cela, TRÈS bon autre truc que j’apprécie, mais c’est plutôt en rapport avec ton personnage et moins avec cette mission. C’est que Fiathen n’est clairement pas un enfant de coeur, comme tu l’indiques au début de ta mission, et il est au milieu de gens se voulant vertueux pour tenter de se racheter une conscience. Ou plutôt, faire vivre le rêve du gamin comme tu l’appelles et j’adore ça. J’attends vraiment la suite pour découvrir ce que tu nous prépares !Par contre, j’ai quelque petite remarque à te faire. Mais cette fois, ce sera du point de vue de la mise en le gamin parle » à ton personnage, c’est arrivé de manière un peu brusque et t’avoues avoir eu besoin de réfléchir plus de cinq secondes pour comprendre de qui il s’agissait. Le seul indice que j’ai eu était le code couleur semblable à ta fiche de présentation, et je ne pourrais que te conseiller de nous avertir quand cela arrive et de ne pas nous balancer dans la casserole sans comme pas mal de personne, tu donnes des actions durant tes dialogues. Je n’ai rien contre, c’est d’ailleurs une des meilleures façons d’opérer ! Seulement, quand tu fais cela avec Fiathen, on ne le repère pas visuellement et je prends ça comme des paroles avant de me corriger ! Je ne suis pas sot, j’ai bien remarqué que malgré la même couleur, cette partie du texte est en italique et tes dialogues ne le sont pas. Seulement, avec la police utilisée par le forum, la distinction n’est pas énorme et je suis passé outre en une lecture voilà, je n’ai rien à rajouter ! Mission accomplie !Facile 12 points d'expérience + 125 munnies + 2 PS en Psychisme!_______________________________Ven 8 Jan 2016 - 2337

le chateau de ma mere torrent